Men of a Certain Age - Pilot (1.01)

Joe, Owen, et Terry sont amis depuis des années. Joe rêvait d’être golfeur professionnel, mais dirige un magasin. Owen travaille avec son père à vendre des voitures. Terry veut toujours devenir acteur.

Men of a Certain Age est une dramédie co-créée par Ray Romano qui fait ici son retour sur le petit écran. Sur TNT, plus précisément, car la chaine cherche un peu à se diversifier, ce qui se révèle un peu difficile. Quoi qu’il en soit, Ray est accompagné de Scott Bakula et d’Andre Braugher. Ensemble ils forment un trio d’amis qui arrivent à un point de leur vie où tout semble s’effriter. Chacun a sa dose de problèmes, mais ils se soutiennent mutuellement.

Voilà pour l’idée de base. Concrètement, ce Pilot nous introduit à chaque personnage, à ce qui ne va pas dans leur vie et à ce qu’ils doivent endurer pour réussir à aller de l’avant. Le tout est bien ancré dans le fait qu’ils vieillissent et que leur vie n’est pas ce qu’ils rêvaient qu’elle devienne. Il y a donc une petite dose de regret, mais pas forcément de renoncement, comme la fin de l’épisode nous le montrera.

L’ambiance n’est pas pour autant trop lourde, car dramédie oblige, il faut une touche de comédie. De ce côté-là, c’est assez bon, car on ce n’est pas omniprésent, ni forcé. En fait, il y a des moments réellement réussis au niveau comique et qui semblent être juste naturels. Ce n’est donc pas graveleux, ce n’est pas du slapstick et on ne tombe pas dans les travers de la moquerie sur les vieux. Ce n’est pas toujours extrêmement subtil, mais ce n’est jamais lourd.

En fait, ce qui fait que ça fonctionne, c’est le fait que le trio d’acteurs est vraiment bon. Certes, on les connaissait, mais si on sait qu’Andre Braugher peut difficilement décevoir, Scott Bakula et Ray Romano n’offrent pas cette garantie. Ils vont pourtant tout de suite trouver le ton et l’alchimie du trio est indéniable.

À cela, ajoutons que techniquement, ce Pilot de Men of a Certain Age est assez bien maitrisé. La réalisation impose un rythme serein qui  s’allie bien au scénario qui prend le temps de poser ses bases sans trop en faire. Visuellement, l’image est peut-être parfois un peu sombre, mais les couleurs dominantes s’accordent elles aussi avec l’ambiance un peu vieillissante qui veut être insinuée et qui trouve sa base dans un générique quelque peu nostalgique et mélancolique.

Bref, Men of a Certain Age a posé ses marques avec succès, et devrait trouver un public à qui parler, car elle possède des atouts indéniables et semble clairement avoir quelque chose à raconter. Espérons que cela soit le cas, car c’est prometteur.