Mercy Street : Romance et médecine durant la Guerre Civile

8 Juin 2017 à 11:30

Diffusée entre janvier 2016 et mars 2017 sur PBS, Mercy Street est composée de deux saisons, chacune de 6 épisodes. Si la série n’a pas beaucoup fait parler d’elle, elle a su durant sa courte durée de vie mélanger efficacement drame, médical, et faits réels.

La petite histoire dans la grande

Après avoir pris soin de son mari malade, Mary (Mary Elizabeth Winstead) a décidé de poursuivre dans cette voie en devenant infirmière après son décès. Lorsque la Guerre de Sécession éclate, elle est envoyée à Alexandria, une ville de Virginie gagnée par l’Union, mais dont l’hôpital de fortune a pour particularité de soigner également les blessés confédérés.

À une époque où la médecine est en train de considérablement évoluer, la société américaine est sur le point de subir de grands bouleversements. Mercy Street nous offre un morceau de l’histoire des États-Unis avec le charme esthétique que peuvent avoir les séries anglaises — dans l’esprit de productions comme The Crimson Field.

De plus, elle nous propose un angle intéressant qui n’est pas manichéen. Certes Mary est partisane de l’Union et fervente abolitionniste, mais elle n’en ressent pour autant aucune haine pour ces soldats confédérés blessés et qu’il faut soigner. Elle accueille donc avec amabilité Emma Green (Hannah James), jeune femme d’une famille bourgeoise sudiste d’Alexandria qui recherche son fiancé parti au combat et qui veut s’assurer que les soldats confédérés reçoivent de bons soins.

C’est à travers le regard de ces deux infirmières que l’on va découvrir cette facette de la Guerre de Sécession. C’est une période délicate pendant laquelle l’Union tente de mettre fin à l’esclavagisme, laissant des hommes et des femmes dans un statut précaire où même dans des villes comme Alexandria, ils ne sont pas traités comme libres.

Alors que la première saison de Mercy Street pose le contexte et met l’accent sur les aspects dramatiques et médicaux, la seconde met en valeur la dimension historique et politique de la période.

Une série médicale en costumes

Le XIXe siècle est une période où les nombreuses guerres ont permis aux médecins et tout particulièrement aux chirurgiens de pouvoir faire évoluer leurs pratiques. Cela est exploré dans la série par le personnage du docteur Foster, parfaitement incarné par un Josh Radnor qui nous fait très vite oublier Ted Mosby de How I Met your Mother.

Foster intéresse par dualité qu’il représente : il est avant-gardiste dans la pratique de son métier et issu d’une famille sudiste conservatrice. Et s’il ne souhaite pas se mêler de politique, son contact avec Mary va forcément le changer.

Mercy Street ne craint pas de représenter des personnalités conflictuelles parmi les médecins et les infirmiers, tout particulièrement les affreux Dr Hale (Norbet Leo Butz) et Nurse Hastings (Tara Summers). Des personnages qui connaitront une belle évolution dans la seconde saison, laissant la place du rétrograde à un personnage bien plus effrayant !

Il est d’ailleurs à noter que si l’aspect médical est vraiment très intéressant, certaines scènes peuvent être sanglantes. L’approche de Mercy Street reste néanmoins consensuel comparé à The Knick, se voulant au final plus une sorte de Downton Abbey dans le milieu médical.

Une grande fresque romantique

Évidemment, les séries historiques sont souvent propices à la romance et aux drames familiaux et Mercy Street n’y échappe pas. Le sujet est abordé principalement à travers la famille Green, ces riches commerçants qui voient du jour au lendemain leur statut social s’effondrer lorsqu’Alexandria est prise par l’Union.

Emma, l’aînée des filles, s’engage à sa façon auprès des blessés, lorsque sa sœur Alice (AnnaSophia Robb), plus jeune et plus frivole cherche à s’accrocher à leur ancien train de vie. Quant à leur frère aîné, il reste dans l’ombre du père, voulant se faire une place dans un monde où, souffrant d’un léger handicap, il ne peut faire comme les hommes de son âge et aller se battre aux côtés des Confédérés.

Une particularité de Mercy Street aura été de regrouper de nombreux visages connus des amateurs de séries télé. Il y a évidemment ceux que j’ai déjà évoqués : Mary Elizabeth Winstead (BrainDead, Fargo), Josh Radnor ou encore AnnaSophia Robb (The Carrie Diaries). Mais l’on croise également dans des rôles d’importances diverses Luke Macfarlane (Killjoys), Jack Falahee (How to Get Away with Murder), Cameron Monaghan (Gotham), Chris Wood (Supergirl) et Daniel Sharman (Teen Wolf).

Je me suis laissée portée aussi bien par l’histoire de ces personnages que par les enjeux historiques et je regrette sincèrement que Mercy Street n’ai pas été renouvelée. Néanmoins, la saison 2 s’est achevée de façon satisfaisante, ne nous laissant frustrés que parce qu’il s’agissait d’une série de qualité qui prenait fin.

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