Meteor

Imogen O’Neil (Marla Sokoloff) travaille avec le Dr Lehman (Christopher Lloyd) à l’observatoire Baja au Mexique. Ils repèrent un météore qui fonce vers la Terre et pourrait la détruire. Les hauts responsables du pays sont immédiatement informés, mais personne ne veut les croire. Pourtant, une famille de la côte ouest signale des débris tombés dans leur jardin. Alors qu’une réunion de crise est enfin organisée, un vent de panique souffle sur la Californie.

Meteor est encore une énième production au rabais qui n’a même pas les honneurs du prime time chez nous, et se retrouve reléguée ce vendredi 22 mai, en milieu d’après-midi, sur M6.

Mais comment cela se fait ? Christopher Lloyd, Marla Sokoloff, Billy Campbell, Stacy Keach, Jason Alexander, Ernie Hudson, et j’en passe. Ils n’ont pas pu volontairement tous se perdre au même endroit. Pourtant, si ! Meteor mérite amplement d’être diffusée en plein milieu d’après-midi, et si vous êtes chez vous à ce moment-là, cela peut parfaitement accompagner la séance de repassage, car si le fer fait trop de bruits, je vous rassure, les dialogues que vous n’aurez pas entendus ne se révèleront aucunement indispensable pour la suite du visionnage.

Comment peuvent-ils encore produire ce type de mini-série ? C’est une question qu’on est en droit de se poser. Des météores qui ont l’envie soudaine de se crasher sur notre belle planète bleue, il y en a régulièrement. C’est un sujet sur lequel on écrit souvent, mais qui n’inspire décidément pas beaucoup. La moindre des choses, ce serait d’essayer de le rendre divertissant, mais on ne peut même pas compter là-dessus. Cela se révèle on ne peut plus risible et à peine commencé, on connaît la conclusion. Pour y arriver, malheureusement, il faut supporter 3 heures durant lesquelles Imogen tente désespérément de passer un coup de fil, tout en allant d’un point A à un point B pour sauver notre monde, après être tombée en panne, avoir perdue son mentor, être prise en stop, se retrouver par malchance dans le seul poste de police du Mexique pris d’assaut par une bande de violeurs (il n’y a qu’eux, après tout dans le lieu !), avoir la vie sauve suite à un crash de météore, être aidée par un gentil policier, être victime d’un accident de voiture, se retrouver chez une petite vieille pour passer un coup de téléphone interrompu par un autre crash, et ainsi de suite, jusqu’à la fin.

Pauvre Imogen ! Mais, au moins, on l’aime bien, ce qui n’est pas le cas de la famille coincée dans l’hôpital, sur lequel on aurait aimé qu’un autre météore s’écrase histoire de tous les achever une bonne fois pour toutes. Et je ne vous parle pas du psychopathe-ancien-flic-corrompu qui s’acharne à pourrir la vie du mignon Billy Campbell !

Il faut reconnaître aux acteurs qu’ils font ce qu’ils peuvent, mais quand le scénario est mauvais, ils ne peuvent pas grand-chose, justement.

Finalement, je ne sais pas ce qui est pire : me demander pourquoi on continue à donner le jour à ce type de productions ou moi, qui continue à regarder, dans l’espoir saugrenu, que, peut être, cette fois-ci, elle sera divertissante.