Meurtre, kidnapping, adultère à gérer ? Appelez Olivia Pope & Associés

28 Août 2013 à 14:01

Scandal - saison 2

La saison estivale est une période propice au rattrapage, le plus souvent pour moi de saisons délaissées ou de nouveautés mises de côté faute de temps. En gros, je croule sous les séries. Parmi toutes ces séances de visionnage, j’ai décidé de consacrer un certain nombre d’heures à Scandal, la dernière création de Shonda Rhimes. Nolwenn en a parlé à son arrivée sur Canal +, présentant ainsi un show addictif mélangeant politique et romance.

Scandal nous plonge dans le monde aussi glamour que corrompu de Washington, où un scandale menace régulièrement d’éclabousser des politiciens ou de renverser totalement les forces en place. Olivia Pope et ses associés sont alors engagées pour gérer la crise en dissimulant les secrets de leurs clients en contrôlant et manipulant l’information.

Ainsi, si vous avez le malheur de vous réveiller auprès d’un cadavre mais que vous avez le compte en banque bien rempli, vous pouvez vous payer les services d’Olivia Pope pour éviter que votre vie ne se transforme en un véritable cauchemar. En vérité, elle est spécialisée dans le sauvetage de vie, tous les membres de son équipe en étant une parfaite illustration. Chacun lui doit une part de son existence, si ce n’est simplement le fait d’être en liberté ou de pouvoir encore respirer. Voilà pourquoi cela peut virer à la vénération pure et simple, mais contrairement aux apparences, Olivia Pope n’est pas une créature parfaite, car pour survivre dans ce monde de requins qu’est Washington, il faut aussi se salir les mains.

C’est là que Scandal se révèle vraiment addictive. Au départ, entre une mise en scène rapide et des scénarios fouillis, la série délivrait des épisodes regardables, mais à la qualité discutable. Pourtant, c’est bien là que se trouve la véritable force de Scandal : elle laisse peu de répit, avec toujours plus d’un retournement de situation dans son sac et pas des petits. Là où d’autres bâtissent leur suspense sur des questions sans réponses, Scandal se construit à coups de révélations. Tout le monde ou presque a un agenda et sert ses propres intérêts – quitte à détruire la vie de quelqu’un d’autre au passage.

Celle d’Olivia Pope serait certainement moins compliquée si elle n’était pas amoureuse de l’homme le plus puissant du pays : Fitzgerald Grant, le Président des États-Unis – époux et père de famille. Scandal ne se construit pas que sur le scandale des clients de la semaine d’Olivia Pope & Associés, mais aussi sur ceux spécialisés à gérer les crises.

Le show de Shonda Rhimes n’a pas peur de délivrer des situations excessives, ce dernier semble se construire selon une simple règle : plus c’est énorme, meilleur c’est. Dans une autre production, on dirait qu’elle a « jump the shark » déjà bien trop de fois ; ici, c’est une véritable marque de fabrique qui est là pour scotcher au canapé. Avec le temps, la mise en scène joue en défaveur de certains retournements scénaristiques, mais nous sommes encore bien loin du moment où cela deviendra un problème pour la série. Pour l’instant, le fait est que Scandal se regarde dans un état de fébrilité, alternant des scènes « sexy » entre le Président et sa maitresse (pauvre Mellie !) et les manipulations des uns et des autres pour obtenir ce qu’ils veulent. Quand un épisode commence, on ne sait pas vraiment où celui-ci va se finir ;  cela peut démarrer sur une simple affaire de la semaine pour virer en véritable campagne politique pour peu qu’un membre de la Maison blanche y voie une opportunité à saisir.

Scandal ne pouvait fonctionner sans une palette de personnages à la hauteur, aussi colorés que les crises que gère Olivia Pope. Ils s’aiment, se trahissent, se menacent, se font chanter, reviennent les uns vers les autres… C’est un ballet qui se joue pour tout le monde ou presque, à la recherche d’affection, d’approbation ou d’une lutte pour ses idéaux. À la fin de la saison 2, il reste au final Harrison qui n’a pas connu de développements et qui n’est avant tout là que pour délivrer de beaux discours. Tous les autres ont vu leurs vies être totalement bouleversées à un moment ou un autre, les poussant à prendre des décisions plus ou moins drastiques – la palme revenant sans difficulté à Huck avec son passé à la CIA. La place de plus en plus importante de la compagnie dans le show donne le jour à des scénarios plus que pimentés, bien aidé par une bonne dose de conspiration.

L’univers de Scandal est presque indescriptible tellement il est excessif. C’est ce qui fait tout son charme, c’est ce qui rend la série aussi accrocheuse. L’authenticité n’a pas sa place ici, Scandal est là pour délivrer de grands discours épiques, des crises qui menacent de faire écrouler la démocratie, des scandales vicieux… parce que oui, plus c’est énorme, meilleur c’est !

Tags : Scandal Shonda Rhimes moins...
Spoiler Alert!
Veuillez suivre les règles suivantes concernant les spoilers dans les commentaires :
1. Sur la critique d'un épisode, ce qui concerne les épisodes à venir est considéré comme étant spoiler (idem pour ce qui concerne les saisons).
2. Vous avez le droit de mettre des spoilers dans vos commentaires, mais le contenu sensible doit être placé entre les balises <spoiler>....</spoiler> afin de protéger les autres lecteurs.
Critictoo Newsletter
Inscrivez-vous à la newsletter Critictoo pour ne plus rien manquer de l'actualité du site, des séries et plus.
©2006-2017 Critictoo, le webzine des séries TV - powered by Wordpress. Critictoo.com participe au Programme Partenaires d'Amazon EU, un programme d'affiliation conçu pour permettre à des sites de percevoir une rémunération grâce à la création de liens vers Amazon.fr.
Nos partenaires : DVD Series | Amazon | HypnoSeries | Tous nos partenaires

Critictoo dans ta boite mail !

Recevez notre Newsletter hebdomadaire pour suivre l'actualité, découvrir des séries et ne rien manquer tout simplement.
Inscris-toi !
close-link