Que vaut Midnight, Texas, la série fantastique de NBC ?

Déjà publié en aout 2017, cet article est aujourd’hui remis en avant à l’occasion du début de la diffusion de Midnight Texas en France sur SyFy ce mardi 7 novembre à partir de 20h55.

Que serait la saison estivale sans sa série de genre anecdotique ? C’est une question à laquelle nous n’avons pas à répondre, les chaines américaines continuant toujours à nous en proposer.

La période est propice à des productions peu exigeantes pour le téléspectateur qui peut les suivre avec une certaine insouciance – en attendant son prochain épisode de Game of Thrones ou de Power, par exemple.

Avec son premier épisode, Midnight, Texas se présentait donc comme un show de cet acabit. Il y a quelques ambitions, mais l’écriture générique laissait supposer que cela n’irait pas bien loin. Après 5 épisodes, cela s’est-il vérifié ?

Mais au fait, de quoi parle Midnight, Texas ?

Pour rappel, Midnight, Texas est une adaptation des romans de Charlaine Harris (qui se cache aussi derrière True Blood) développée par Monica Owusu-Breen (Lost, Fringe). L’histoire se centre sur Manfred Bernardo (François Arnaud), un médium qui se rend dans la ville qui donne son nom au show pour se cacher des créditeurs de sa grand-mère désormais décédée qui veulent qu’il paie sa dette.

Il découvre que Midnight n’est pas un coin tout à fait ordinaire, vu qu’on y trouve des créatures surnaturelles qui cohabitent avec des humains aux passés troubles. L’arrivée de Manfred va coïncider avec un lot de problèmes menaçant régulièrement leur style de vie.

Les (faux) mystères de Midnight

Petite ville en apparence paisible (et peu peuplée), Midnight cache bien son jeu dirait-on. Beaucoup mieux que les scénaristes qui nous dévoilent sans peu tarder les premiers secrets des habitants. Rapidement, une formule émerge qui consiste à s’attarder sur un ou deux personnages par épisode pour le développer.

La carte du mystère dans Midnight, Texas est mal utilisée. À peine a-t-on le temps de se questionner sur les secrets d’un membre de cette communauté que la série nous procure les premières réponses.

Lorsqu’elle pose un inconnu, elle a un don certain pour ne pas cultiver le suspense au point que l’on peut s’en détacher aisément. Si la série instaure un fil rouge au parfum apocalyptique, cette problématique est trop superficielle pour susciter anxiété ou curiosité. Les personnages l’ignorent et ceux qui le savent sont trop peu présents pour que l’on s’investisse si tôt dans ces enjeux.

Loin des mystères reste la découverte progressive de la communauté – ou des quelques membres que l’on suit. Cette saison se laisse avant tout regarder par la sympathie que la majorité des protagonistes – et interprètes – suscitent. En particulier Olivia Charity (Arielle Kebbell) et Lemuel Bridger (Peter Mensah) qui forme un couple aussi solide qu’intéressant. L’alchimie entre les deux acteurs rend leurs scènes naturelles et en font des piliers légitimes et charismatiques de cette communauté.

Une ville en carton-pâte

Midnight, Texas n’est pas le genre de série qui prend par surprise, ayant un penchant pour employer les clichés sans honte. Les scénarios souffrent d’une prévisibilité qui n’est néanmoins pas le plus gros handicap de la série, grâce comme dit plus haut à son casting le plus souvent.

L’ensemble se laisse regarder, mais je ne peux m’empêcher de penser qu’elle serait plus plaisante avec quelques efforts techniques et esthétiques. La série de NBC est tout simplement pauvre et le manque d’artifices employés pour le dissimuler est triste. Entre plans serrés au mauvais moment et un montage parfois hasardeux ou manquant de fluidité, les défauts d’écriture n’en sont que plus visibles encore.

Le rythme général en pâtit, de même que les quelques figures récurrentes de la série qui n’ont pas trop l’espace pour faire quoi que ce soit de probant avec ce qu’on leur donne. Le show nous introduit dans son pilote les Sons of Lucifer comme un dangereux groupe de motards suprémacistes. Se baladant dans deux décors avec la veste sortie d’une boutique de déguisement, ces derniers ont de quoi faire rire les Sons of Anarchy. La mise en scène les rend plus ridicules qu’inquiétants.

***

Après 5 épisodes, Midnight, Texas confirme donc que la première impression était la bonne. On se prend de sympathie pour cette petite communauté où danger et bonnes intentions se côtoient facilement. Cependant, les petites ambitions que peut posséder l’équipe scénaristique ne trouvent pas dans l’exécution de l’histoire ou dans l’esthétique la possibilité de s’épanouir.

Tags : Midnight Texas moins...
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