Jay et Phil prennent la place du coach abusif de l’équipe de basketball de Luke et Manny. Claire et Gloria gèrent difficilement le fait de voir leurs enfants grandir. Mitchell a l’opportunité d’obtenir un job, mais craint que cela déplaise à Cameron.

Plus la saison avance et moins on ressent la forte thématisation des débuts, ce qui explique probablement la disparition de la partie moralisatrice de conclusion. On peut dire que c’est une très bonne amélioration qui a été faite de ce côté-là.

Quoi qu’il en soit, Phil et Jay ont une relation conflictuelle qui est illustrée par le peu de respect qu’a Jay pour son gendre qu’il croit incapable de faire mieux que lui. C’est probablement vrai sur bien des plans, mais ici, en l’occurrence, Jay n’est pas la personne la mieux choisie pour être coach. Ceci est un peu redondant, mais Phil trouve le moyen de caser quelques bonnes lignes de dialogues pour tout faire passer.

Du côté de leurs femmes, c’est une tout autre histoire. Claire voit Alex devenir une adolescente et Gloria fait honte à Manny. Elles compensent ce vide affectif avec Lily. Si Claire excelle dans le domaine de la frustration, Gloria arrive toujours à sortir la ligne de dialogue qui fait rire.

À dire vrai, là où l’épisode se distingue, c’est avec les passages « interview » qui sont tout bonnement géniaux. Cela illustre également le fait qu’au niveau comédie, Claire et Phil fonctionnent vraiment mieux ensemble que séparés. Bien entendu, on est loin de la folie générée par Cam et Mitchell, à la frontière de l’hystérie.

Le couple s’est imposé dès le départ comme étant celui qui avait le plus de potentiel comique et après un épisode comme celui-ci, on peut se demander jusqu’où ils peuvent aller. À croire qu’ils inspirent simplement plus les auteurs, même s’il faut bien reconnaitre que les interprètes aident beaucoup. Aujourd’hui, ils vivent au bord de la crise de nerfs, mais aucun des deux ne veut le dire, pensant blesser l’autre. Avec l’appui de Justin Kirk en guest, on obtient un bon mélange qui atteint quand même son paroxysme dans les moments « interview », justement.

Au final, la série illustre une fois de plus que son montage est excellent, permettant de bien répartir tout ce qui se passe et d’équilibrer les différentes storylines afin de compenser les moments les plus faibles avec les plus forts. Si on ne décortique pas l’épisode, difficile de remarquer là où ça fonctionne moins bien. En l’occurrence, ici, les passages qui sont inférieurs ne le sont jamais vraiment de beaucoup, ce qui fait que l’épisode passe très (trop) vite.