Modern Family - En Garde (1.07)

Toute la famille se réunit pour assister à la compétition d’escrime à laquelle participe Manny. Celui-ci est un champion à la surprise de tout le monde et quelques commentaires de Jay vont alors réveiller quelques blessures chez Claire et Mitchell.

Malgré ce qu’on (et Jay) aurait pu penser, Manny peut être une star dans un sport : l’escrime. De quoi rendre son beau-père fier comme jamais auparavant, surtout que ses enfants ne l’ont jamais comblé de ce côté-là.

Nous voilà donc avec une constatation de plus : les enfants de Claire et Phil… ne sont pas bons à grand-chose, en particulier Haley et Luke, même si leurs parents sont confiants dans le fait qu’au moins leur ainée est suffisamment belle pour se trouver quelqu’un qui sera doué dans quelque chose. Ils espèrent. Alex, elle, c’est une autre affaire, c’est l’intello de la famille, elle est bonne dans tout ce qu’elle fait, il faudrait juste qu’elle choisisse de faire quelque chose. Phil n’abandonne pas, persuadé de réussir à faire de Luke un champion… Il y croit et c’est le principal. Mieux, cette manière de le faire interagir avec son abruti de fils, voir l’espoir dans ses yeux, ça le sort de son rôle agaçant de grand enfant.

Mais dans tout ça, c’est surtout le petit pan d’histoire sportive entre Claire et Mitchell qui s’impose vraiment. Entre la façon dont Cameron pousse à la confrontation et la résolution du problème par un spectacle improvisé dans le parking, on se retrouve avec un mélange émotion /rire qui fonctionne à merveille à plusieurs niveaux. On a bien entendu l’impact humoristique immédiat, mais aussi le développement des backstories pour les deux, nous offrant une fois de plus un regard peu glorieux, mais authentique, sur le divorce, et enfin on se retrouve avec un mélange qui flirte avec le pur comique de situation.Un très bon équilibre.

En parallèle, voir la victoire de Manny se transformer en débâcle apporte un contraste assez efficace.

Bref, ajoutons à cela quelques running gags qui vont bien et toujours les one-liners qui font la force du show, et on se retrouve une nouvelle fois avec un épisode qui parvient sans problème à satisfaire tout ce qu’on pouvait en attendre. Mon seul reproche qui perdure et, pourtant, je ne l’ai pas trop évoqué jusqu’ici, c’est la constante morale de fin. Ici, elle marche assez bien, discrète et presque ironique, mais dans les épisodes précédents, elle avait tendance à frôler la niaiserie. Il semble que cela soit maintenant totalement intégré et inévitable, donc je ne pense pas revenir dessus, à moins qu’on nous en serve une trop trop mauvaise.