Modern Family - Up All Night (1.11)

Jay sympathise avec Javier, le père de Manny. Phil a un calcul rénal et doit faire appel aux pompiers. Mitchell tente d’apprendre à Lily à s’endormir toute seule, mais Cam pose des problèmes.

Pour son retour, Modern Family nous fait enfin rencontrer Javier, le célèbre père de Mannie qui vit comme une ombre chez Jay depuis le début. Il est joué par Benjamin Bratt qui va utiliser son charme pour gagner les faveurs de tout le monde.

L’idée est de montrer que Javier est bien tout ce qu’on a dit de lui, aussi bien pour le bon que le mauvais. Comme cela est devenu l’habitude, Mannie s’impose comme étant l’élément comique de cette partie, Jay étant clairement pénalisé par le fait qu’il devient, en quelque sorte, la dernière victime de Javier. Le fait est que, désormais, il semble que l’on ait fait le tour pour ce personnage et que l’évoquer sera le maximum nécessaire. S’il fait son retour en chair et en os, il faut espérer que ce sera accompagné d’une storyline solide.

À côté de ça, Mitchell essaie d’apprendre à sa fille à s’endormir toute seule. Cela donnera beaucoup de larmes, surtout de la part de Cameron. L’histoire joue une nouvelle fois sur l’opposition émotionnelle entre les deux hommes. C’est efficace par moment, mais il aurait fallu un peu plus, car cela finit par ressembler à du remplissage.

Pour finir, nous avons Phil qui est malade. Cette storyline démarre lentement, mais plus les douleurs se font sentir et plus l’humour prend. Phil a réussi avec le temps à tourner son côté le plus lourd pour s’en servir comme atout comique indispensable, tout comme Claire l’a fait avec sa culpabilité et ses obsessions maternelles. Le résultat est ici excellent, même si cette blague sur les pompiers finit par s’user – surtout quand Cam et Mitchell la reprennent.

Au final, nous avons le droit à une nouvelle morale qui n’était pas nécessaire, mais qui est illustrée par un Phil aussi puéril que possible qui nous offre une dernière opportunité de sourire. Ce retour possède donc ses bons moments, mais illustre aussi le fait que la série s’est stabilisée et a naturellement perdu un peu de la spontanéité du début de saison. On commence à connaitre assez bien les personnages et la difficulté pour les scénaristes est clairement de réussir à faire de la place pour que chacun obtienne l’opportunité de s’exprimer convenablement. Ici, ce n’est pas le cas pour Jay, mais Phil compense. Si un équilibre comme celui-là est maintenu, ce sera une bonne chose.