Mr. Monk 100th Case (7.07)

Le détective Adrian Monk a encore des affaires à résoudre.

Après déjà 7 ans, nous avons déjà passé pas mal de temps en compagnie d’Adrian Monk. Des bons moments, des tristes ou joyeux, des hilarants ou des pénibles, parfois ennuyeux, à l’occasion simplement sympathiques. Ainsi installé dans le paysage audiovisuel depuis plusieurs années, nous avons traversé les aléas de la série télévisée avec lui. Nous avons été au plus bas en saison 5, nous avons remonté la pente en saison 6, pour connaître avec cette saison 7 le beau phénomène de continuité progressive, celui qui justifie bien que la série mérite encore d’être à l’antenne.

Avec 16 épisodes, Monk a l’avantage de bénéficier d’une saison qui ne s’étale pas trop. Avec cela, la coupure faite par USA Network évite clairement la lassitude que l’on pourrait avoir devant une mauvaise saison. Ainsi, 8 épisodes sont diffusés pendant l’été, un spécial Noel fin novembre, et la saison s’achève début d’année suivante. Ce procédé a bien évidemment porté ses fruits par le passé. On est moins prompt à abandonner une série que l’on suit depuis plusieurs années, car elle a eu une mauvaise année. Et surtout, c’est bien moins pénible, car entrecoupé.

Ainsi, on retrouve toujours avec un certain plaisir le détective. La sixième année fut plutôt plaisante, et a défilé vite, comme à l’accoutumée, si ce n’est qu’elle avait l’avantage de se placer après une saison ratée. Alors, le défi pour la 7 était un peu plus difficile. Elle réussit pourtant à offrir un ensemble solide, et peut être plus débridée que par le passé. Monk ne s’apitoie pas sur son sort, non, toutes ces obsessions sont utilisées à contre-courant, faisant ressortir la partie la plus exécrable de son caractère, mais bien plus prétexte à rire. Pour arriver à ses fins, Monk est capable de beaucoup, autant qu’il peut être totalement impassible s’il ne trouve pas d’intérêt. Dans les deux cas, c’est un peu banco, le meilleur de Monk que l’on en tire. Avec lui, Natalie est toujours fidèle à elle-même, possédant aussi ces grands moments, étant aujourd’hui plus une compagne de route qu’une réelle assistante. Il faudrait être aveugle pour ne pas voir qu’Adrian a fait des progrès sur le plan de l’indépendance. Cela est peut être dû à un changement important, celui de son psychiatre, malheureusement causé avant tout par la mort de l’acteur Stanley Kamel, interprète du Dr. Kroger. Monk doit donc trouver un nouveau psy, et ce sera alors le Dr. Bell (Hector Elizondo) qui prendra la relève, et devra aider notre détective. Ce dernier trouve rapidement sa place, et, bien que peu exposé, il offre toujours de bonnes scènes et semble, par la même occasion, ouvrir des portes vers une évolution pour le personnage phare.

Dans tout cela, il ne faudrait pas oublier Stottlemeyer et Randy. S’il n’y a pas grand-chose à redire sur le Capitaine, fidèle à lui-même, bénéficiant de quelques mises en avant dans la saison, pour le lieutenant Disher,  nous aurons eu quelques moments d’égarement avec une utilisation peu judicieuse de son personnage. Un travers qu’on ne retrouvera pas dans la seconde partie de la saison, Randy redevenant le bon élément comique qu’il se doit d’être.

Cette septième et avant dernière saison de Monk se révéla être un pur plaisir à suivre, avec l’envie, chaque semaine de retrouver le détective et son entourage. Elle possède quelques épisodes un peu plus faible, mais il serait bien dommage de lui en tenir rigueur.

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CaroleC
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