Ben Donovan est le manager du Sunshine Center, un stade qui accueille tous les jours de nouvelles animations. Naviguant entre les requêtes les plus étranges de sa supérieure, les problèmes de l’attraction du jour, sa relation avec Alice, et le fait que c’est son anniversaire, Ben doit également retrouver un éléphant.

Nouvelle comédie ABC qui marque le retour de Matthew Perry au genre, Mr. Sunshine n’est pas une sitcom multi-camera, mais single-camera qui nous entraine dans les coulisses d’une arène sportive.

Perry est Ben, le manager qui arrive à ses 40 ans, et c’est d’ailleurs son anniversaire. Cela n’est bien entendu pas anodin, car il est question pour lui de réaliser qu’il a atteint un point de sa vie où il serait peut-être temps de grandir. Il est seul, ne s’intéresse à personne d’autre que lui, et commence à se demander si cela est vraiment ce qu’il veut, surtout au moment où Alice – la directrice du marketing et amie avec bénéfice – lui annonce qu’elle compte s’installer avec Alonzo et, donc, ne plus coucher avec lui.

Au milieu de tout ça, on nous injecte une ambiance assez agitée, alimentée par Crystal, la propriétaire des lieux, et par son fils, Roman, qu’elle ne connait pas vraiment.

Mr. Sunshine n’adopte pas un format qui privilégie les catch-phrases et doit alors se reposer sur sa spontanéité pour entretenir l’humour. De ce côté-là, il est clair que la série a de la réserve, installant un contexte qui suggère d’énormes possibilités et un certain penchant pour les petites excentricités. Le montage est assez dynamique, ce qui pose un rythme entrainant qui fait passer ce premier épisode assez rapidement.

Au niveau comique, il y a donc du potentiel et si ce pilote n’est pas hilarant d’un bout à l’autre, il possède ses bons moments, en particulier dès que l’on s’approche d’Allison Janney qui tend quelque peu à voler la vedette dès qu’elle est à l’écran. Le panel de personnages qui peuple la série n’est pas forcément très original, mais offre une bonne dynamique et il semble clair que des protagonistes de second plan pourront sans problème entretenir les gags récurrents.

Quoi qu’il en soit, ce pilote est assez léger, se regarde avec plaisir, et procure quelques rires tout en insinuant une bonne humeur constante. Le plus gros point faible est clairement la volonté affichée de faire comprendre à Ben qu’il est seul et devrait penser à changer ça, car cela semble forcé dans l’histoire sans raison, ni conséquences.

Au final, Mr. Sunshine commence assez bien et est même plutôt prometteur pour la suite.

Article déjà publié le 08.02.2011 à 11h03.