Castle - Vampire Weekend (2.06)

Parfois, ce qu’il manque, c’est juste un petit plaisir de téléspectateur. Une série simple, qu’on sait de pas grande qualité, mais qu’on apprécie. Et, personnellement, ne connaissant aucune honte (ou plutôt trop pour m’en soucier), je n’ai pas de guilty pleasure à lister.

C’est ainsi qu’on en vient à Castle et à ce début de saison 2, devenue un de ces moments presque attendue de la semaine. J’avais donné le jour à un bilan de la saison 1, où le verdict était plutôt mitigé. Le show était alors un peu sans intérêt.

Mais j’aime Nathan Fillion et Stana Katic, et puis étant boulimique de série, je me suis donc lancée dans la saison 2. Dans le pire des cas, cela restait un fond sonore fort peu déplaisant. Je ne regrette pas trop cette décision, car en 6 épisodes, Castle a été quasiment plus inspirée que toute sa saison 1.

Le charme du début, les piques entre les personnages, l’alchimie, la dynamique de groupe. Tout ce qui annonçait un show fun et s’étant presque évanoui au fur et à mesure que l’on progressait dans la saison 1 a été réinjecté dans ce début de saison 2, et bien mieux équilibré. Avec, en prime, il faut quand même le dire, des intrigues mieux ficelées. A l’exception de  When the Bough Breaks (2.05), le plus faible du lot, mais qui a l’avantage d’avoir Reed Diamond en guest star, les intrigues policières, même parfois cousue de fil blanc, arrive à tirer leur épingle du jeu.

Elles sont aidées par l’enthousiasme de Castle, toujours prêt à donner le jour à des théories très romancières. Ce qui fait d’ailleurs fort plaisir, c’est que l’exploitation du statut d’écrivain de Castle ne disparaît jamais, et réussit à être parfaitement intégré. Des partys de lancement (parfois un peu trop expéditives) aux ventes de livres, à son obsession sur le vocabulaire, Castle est un écrivain à part entière. S’il ne s’est pas trop glissé derrière son ordinateur en ce début de saison, c’est surtout car Heat Wave vient de sortir, et qu’il peut empocher tranquillement l’argent avant de se relancer dans l’écriture des prochaines aventures de Nikki Heat.

Rick est charmant et charmeur. Et à l’image du show rempli de bonne humeur. Ce ne sont pas les affaires policières les plus alambiquées de la télévision qu’on y trouve, mais les efforts fournis suffisent à donner le jour à des scénarios qui arrivent à tenir la route, et à maintenir l’attention du spectateur. Celle-ci  peut suivre sans difficulté Castle, qui si elle porte le titre de son personnage principal, n’en oublie pas ses seconds rôles. Et cette année, encore plus que la précédente, Esposito et Ryan y trouvent une place bien mérité, tout comme Lanie Parish, dont on oublierait presque la présence en saison 1, et qui est en cette seconde saison, devenue un personnage tangible, appartenant complètement à l’univers de la série. La police a pris un peu d’ascendance, éclipsant légèrement la famille de Castle, même si Martha et Alexis sont toujours bien présente. Il y a encore bien des épisodes à venir pour leur assurer à toutes les deux de nouveaux développements. Comme pour tous les personnages du show. Stana Katic a même dit qu’on allait en savoir plus sur le Captain Montgomery, clairement l’élément le plus sous exploité.

Castle est alors plus inspirée qu’elle ne le laisse voir, et son dernier épisode en date, Vampire Weekend (2.06) est à l’image de la série. Si les fans de Firefly y jetteront peut-être un coup d’œil pour les 3-4 minutes où Nathan Fillion réendosse le costume de Malcolm Reynolds (« Didn’t you wear that five years ago? Think it’s time to move on. » Dixit Alexis Castle), les références ne se limitent clairement pas à cela, vu que l’on plonge dans une histoire de vampire artiste/loup-garou pour terminer sur une soirée Halloween qu’attend impatiemment notre écrivain. Pour le coup, les clins d’œil costumés se font plus qu’omniprésents, car si l’hôte est plus du style Comte de Dracula, Esposito et Ryan sont à leur tour habillé en référence à leur carrière, l’un ayant joué dans Generation Kill et l’autre dans General Hospital. Cela conclut un épisode plutôt fun, suffisamment bien construit pour ne pas trop souffrir de ces clichés (malgré une intrigue qui tire un peu en longueur), et qui offre son lot de scènes et de répliques drôles.

Castle est une série attachante, divertissante et sans prétention. La recette est simple, et les ingrédients bien dosés et bien mélangés offre une petite série peut-être classique, mais vraiment bonne à consommer.