My Name Is Earl – My Name is Inmate 28301-016 (3.01&3.02)
Earl commence à purger sa peine de prison. Randy s’installe chez Joy.

Earl est maintenant en prison, et pour deux ans ! Je ne sais pas si il va vraiment y rester deux saisons, mais une chose est sure, il ne va pas ressortir maintenant. Une ellipse temporelle étant vite arrivée, il sortira peut-être avant la fin de la saison. En tout cas, ça ne va pas être facile de rayer les gens de sa liste s’il y reste. Le problème ne se pose pas trop dans ce premier (double) épisode, car il va tomber sur une vieille connaissance, ou victime, qui a vu sa vie ruiner à cause de lui. Vous l’auriez peut-être reconnu, il s’agit bien de l’acteur Ben Foster, venu rejoindre la longue liste de têtes connues peuplant le bestiaire de Camden. Il y a aussi Sonny, joué par Leo Fitzpatrick, vu dans The Wire, et cet été dans The Kill Point. Sonny va donner à Earl quelques conseils de survie dans l’univers carcéral. Petite déception dans la non-présence de Ralph (Giovanni Ribisi) que Earl retrouve derrière les barreaux dans le season finale de la saison dernière.

À part ça, nous retrouvons l’univers d’Earl presque inchangé. En prison, on a la droit à une présentation en règle de l’endroit. Bien entendu, on reste dans le ton de la série, avec, par exemple, parmi les clans en prison, celui des albinos. Ce double épisode va permettre à Earl de s’acclimater à sa nouvelle vie. Même si on ne tombe pas dans le drama, il y a un manque d’humour. Enfin, disons que c’est dans le registre « Earl mou du bide« . Trop gentillet, pas assez délirant, j’espère que la suite des aventures carcérales aura plus de punch. Ça reste sympathique et agréable à regarder, mais pas assez débridé à mon gout.

Du côté de Joy, même constat. Sympa, sans plus. Le fait qu’elle apprenne à Randy à être moins con n’est par contre, pas une mauvaise chose. S’il évolue, ça ne fera pas de mal au personnage. Quand elle commence à le frapper avec son élastique pour lui apprendre à arrêter de faire n’importe quoi, je me suis quand même marré. Jaime Pressly excelle quand elle rend Joy limite psychopathe

Bilan donc mitigé sur ce redémarrage. Un double épisode qui passe assez vite, mais dans lequel on retrouve les faiblesses de la série, ses qualités restant vraiment trop en retrait. Il ne faut pour autant y voir un mauvais présage pour cette saison, ce n’est que le commencement, et le nouvel environnement pourrait se révéler intéressant par la suite.