Il y a dix ans, Earl a volé un poney qui devait servir à réaliser le rêve de Buddy, un enfant mourant. Même s’il est trop tard pour se racheter auprès du gamin, il va tenter de le faire avec les parents. Il apprend alors que Buddy n’est pas mort et décide donc de l’aider à réaliser son rêve, réaliser un film.

Pour sa quatrième saison, Earl retourne à ses racines, enfin, c’est ce qui a été annoncé. Finis les dérives carcérales ou comateuses, retour à la liste, ni plus ni moins.

Pour commencer, une énième arnaque de Joy va l’amener à se rappeler d’un vol qu’il a commis en état d’ébriété, cela finira par le mener à réaliser un film. Au moins, on retrouve bien une certaine logique propre à l’univers d’Earl. En fait, tout l’épisode nous fait renouer avec les figures emblématiques de ce dernier.

Seth Green endosse le rôle de Buddy, un fou de cinéma qui veut réaliser son rêve, faire son propre film de pieuvre. Si le postulat de base laisse présager du fun, on va vite déchanter. Ce n’est pas que le résultat est mauvais, c’est qu’une fois que Randy nous a fait son délire d’acteur capable de tout jouer, rien ne va réellement faire marrer, et ce n’est que la moitié de l’épisode.

Un retour aux sources, certes, sur le concept, mais dans la forme, on ne retrouve pas encore l’énergie comique présente aux origines de la série. C’est un peu trop gentillet et Earl est assez passif. En fait, seul Randy réussit à sortir du lot et à apporter de la vraie comédie.

Cet épisode de reprise est somme toute sympathique, mais déçoit quand même par son manque d’audace.