Nashville : la série qui vous fera aimer la country (saison 1, épisodes 1 à 8)

Nashville (saison 1, épisodes 1 à 8)

Drama musical de la saison diffusé sur ABC, Nashville raconte les vies de Rayna James (Connie Britton), une légende de la musique country sur le déclin, et de Juliette Barnes (Hayden Panettiere), une étoile montante. Avant le show ne revienne aux USA, voici un petit retour qualitatif sur les premiers épisodes.

Le point de départ de Nashville est donc l’opposition entre Rayna et Juliette, antagonistes par nature – l’une représentant le passé et l’autre l’avenir. Leur animosité respective est envenimée par la volonté du label à les réunir. Si cette rivalité amène de la tension dramatique, les scénaristes vont pourtant rapidement s’en éloigner pour tisser des trajectoires parallèles, mais jamais bien loin l’une de l’autre. Le personnage de Deacon, auteur-compositeur, guitariste et ancien amant de Rayna, constitue un pont intéressant entre les deux tout en évitant de tomber dans le piège du triangle amoureux facile.

Ce parti pris est le bienvenu, car cela nous épargne des situations artificielles pour réunir les deux « ennemies ». Il est nettement plus intéressant de les voir évoluer séparément pour ensuite les réunir de façon naturelle et presque cyclique.

Ainsi, l’écriture de Nashville élude souvent la facilité pour privilégier la maturité, ce qui fait toute sa force. La série tisse à travers ses nombreux protagonistes un portrait nuancé et coloré de la ville de Nashville et du monde de la musique country.

Rayna est la star acclamée et respectée qui peine aujourd’hui à retrouver le succès d’antan. S’il persiste quelques clichés dans sa lutte avec le label, la bataille de Rayna pour sortir son nouveau disque reste passionnante à suivre. Le talent de Connie Britton n’y est certainement pas pour rien.

En parallèle, nous suivons Juliette Barnes, une sorte de Taylor Swift tournée du côté obscur de la force. Si son personnage semble plus limité au départ, la série saura lui donner assez de complexité, notamment au travers de sa mère toxicomane et de ses démélés avec les tabloïds, pour en faire plus qu’une starlette ingrate.

Nous avons aussi le trio qui débute formé par Avery, Scarlett et Gunnar. Là encore, leur parcours est très intéressant à suivre du point de vue professionnel. Scarlett et Gunnar sont ainsi vite repérés par un label, tandis qu’Avery mettra plus de temps à être découvert (et pas forcément pour les bonnes raisons). Pour ne pas arranger les choses, un triangle amoureux vient se greffer là-dessus, attisant les jalousies sur tous les plans. Les scénaristes sont un peu moins convaincants lorsqu’ils versent dans le soap. Il y a en particulier du travail à faire pour rendre Scarlett moins mièvre.

Dans Nashville, il n’y a pas que la musique, il y a aussi la politique. Ainsi, le mari de Rayna, Teddy (Eric Close), est en campagne pour devenir maire de Nashville avec l’appui du père et de la soeur de Rayna. Vont alors se succéder magouilles, chantages, scandales et autres guerres d’influence. Au final, le monde de la politique dans Nashville est étrangement similaire à celui de la country.

Pour finir, un mot sur la musique, qui est le coeur du show. Les chansons abondent, tant les reprises que les morceaux originaux qui sont (nombreux. Niveau ambiance, la série est clairement plus proche de Treme que de Glee, avec ses multiples concerts dans des bars et son ambiance mélomane. Les performances des personnages se mêlent sans effort aux intrigues grâce à une production soignée et non aseptisée. C’est alors un vrai plaisir pour les oreilles, même sans être fan du genre à la base. Au final, la musique country se révèle idéale pour ce type de programme puisqu’elle a un certain penchant pour le mélodramatique.

En conclusion, Nashville s’impose en à peine 8 épisodes comme un drama convaincant qui divertit tout en conservant une certaine maturité dans l’écriture et l’interprétation. La musique country fait toute l’originalité de la série et se révèle un milieu riche en opportunités scénaristiques. Le rythme mériterait par moments d’être plus rapide, mais il n’y a pas de quoi bouder son plaisir non plus.

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