NCIS – Bury Your Dead (5.01)
Tony a disparu en compagnie de La Grenouille et de Jeanne. La directrice est toujours obsédée par la traque du vendeur d’armes, mais les choses vont vite changer quand la voiture de Tony va exploser.

NCIS revient, et si vous avez lu mes reviews de la saison dernière, vous savez qu’il y a un sacré boulot à faire pour redonner à la série un semblant d’intérêt. La Grenouille, Jeanne, Tony, la directrice, tous embringués dans le pire story-arc de la série. Entre parodie et niaiserie profonde, ils auront testé ma résistance. Quand une série me déçoit, m’ennuie, je l’arrête, mais quand on en est à la 4ème saison, je lui laisse une dernière chance. Cette 5ème saison a donc plutôt intérêt à vite faire ses preuves.

On commence donc sur de mauvaises bases. Mais il y a de bonnes nouvelles Bellisario n’est plus au cœur de la série, et il semble que le remplaçant ait compris qu’il fallait vite reprendre les choses ne main. Handicapé par son histoire toute pourrie, cet épisode va quand même réussir à montrer une véritable volonté d’aller de l’avant.

La fausse mort de Tony n’est pas une surprise, d’une part, car on voit bien que les personnages ne sont pas touchés, même s’ils ignorent la vérité, et puis, c’était dans la bande-annonce… Sur le coup, ça aurait pu être une bonne idée de liquider Tony, il y a quelques mois, on m’aurait donné une arme, je l’aurais fait moi-même. Mais changement, Tony laisse niaiseries, et romantisme à vomir, de côté pour arborer son grand sourire et nous redevenir supportable. Il n’a pas le temps de recommencer à être ce bon vieux Tony, mais on sent qu’il y a une certaine volonté.

Gibbs reprend quelque peu la main. J’ai toujours reproché à cette histoire bidon de ne pas mettre ce brave Jethro au cœur de l’action. Dans le style « ce qu’il ne faut pas faire« , ça se pose là. Mais voilà, changement. Gibbs en à marre et nous aussi. Accompagnés de Ziva et McGee, ils vont faire leur travail et tenter d’appréhender « The Frog« .

La directrice, Jenny, pour les intimes, est toujours aussi insupportable. Lauren Holly est relativement mauvaise dans cet épisode. On lui pardonne, car franchement son histoire est nulle. Pourvu que ça change.

« La Grenouille » et Jeanne s’en vont donc. Je ne vais pas révéler comment, mais disons que normalement, on devrait être tranquille là-dessus. Bon, la porte reste ouverte pour le retour de la doctoresse. Son départ est assez intelligemment orchestré, de façon à ce que notre brave Tony n’en souffre pas trop (comprendre, elle n’est pas tuée).

Le retournement de situation dans cette relation, Tony qui en fin de compte était avec elle uniquement, à l’origine, sous couverture, pour faire tomber le père. Ça pue un peu. C’est une solution comme une autre, mais c’est de l’impro, on le voit bien. Je pourrais le critiquer haut et fort, mais je reconnais que la situation était tellement foireuse que cette issue en vaut une autre.

Alors, non, je ne vais pas abandonner. En fait, je m’étais même fait à l’idée que cet épisode serait nul. Ce n’est pas le cas. Ce n’est pas transcendant, mais ça règle les problèmes. Il y a de l’humour, du suspens, de l’action et ça ne s’épanche pas trop. Commencer l’épisode en collant une balle dans la tête de « La Grenouille« , Jeanne et la Directrice n’auraient pas donné un meilleur épisode, mais ça aurait été plus jubilatoire. On repart sur ce qui semble être une véritable volonté de mettre cette mauvaise saison 4 derrière. Reste à voir comment la suite va être négociée.