Un ancien agent du NCIS est mort d’une crise cardiaque. La directrice se rend à son enterrement, en Californie, accompagnée de Tony et Ziva. Sur place, elle se rend compte qu’il s’agit d’un meurtre et qu’elle et Gibbs sont surement les prochains sur la liste du tueur. Elle fait alors appelle à Mike Franks.

Pour ce season finale, on nous annonce la disparition d’un personnage principal, mais le suspens n’est pas vraiment de mise. En fait, tout était prévisible depuis quelques épisodes, et les premières images de l’épisode nous le confirment, c’est la directrice qui va s’en aller. Pour l’occasion, elle va faire avoir le droit d’être au centre de l’intrigue, histoire de lui rendre un dernier hommage en lui offrant une mort digne d’elle.

Cette première partie est assez bien mené, surtout grâce à la participation de Muse Watson qui reprend son rôle de Mike Franks, le mentor de Gibbs, toujours prêt à se salir les mains. L’intrigue est montée pour tenir sur deux épisodes. Gibbs n’entrant réellement en scène que dans la seconde partie, il y a un certain équilibre dans l’histoire, ce qui permet de ne pas trop sentir de longueurs, même si le premier tiers tourne un peu trop en rond.

Comme on s’en doutait, Leon Vance reprend les commandes à la suite de Jenny. Sa participation à l’enquête permet de bien mieux définir le personnage que ses apparitions durant les précédents épisodes. Tout le monde prend part à l’investigation, même si Ducky et Palmer restent un peu plus en retrait. Abby apporte ce qu’il faut à la partie émotionnelle, n’en faisant pas plus que nécessaire. Tony et Ziva se font balader d’un bout à l’autre, ne sachant jamais véritablement ce qui se passe, tandis que McGee, fait son travail dans les locaux du NCIS.

Rien de bien extravagant, donc, même le comportement mystérieux et solitaire de Gibbs ne surprend pas, tandis Mike Franks fait ce qu’il fait toujours. Bref, si quelque chose doit être critiqué dans toute cette histoire, c’est le manque de surprise. Les personnages font ce que l’on attend d’eux, tout est calculé au millimètre prêt. Les retournements de situations s’emboitent à merveille. On ne s’ennuie pas, mais on voit tout venir de loin, sauf la dernière scène.

Car oui, tout ne pouvait pas se conclure si facilement. Il ne reste que deux minutes d’épisodes, mais c’est assez pour nous dessiner les contours de ce que sera le début de la saison 6. Leon Vance prend place dans son nouveau bureau, prenant le temps de détruire un document présent dans son dossier, histoire d’ajouter un peu de mystère autour du personnage. Il appelle Gibbs et son équipe, dans le seul et unique but de la démanteler. Ressort dramatique usé et abusé ces dernières années, la séparation des héros de la série va certainement changer la dynamique des épisodes, Gibbs héritant de trois nouveaux agents. Ziva retourne chez elle, McGee va chez les Geeks et DiNozzo est envoyé au loin. Ce que cela va donner, difficile de le savoir, mais souhaitons que cela n’a pas été fait à l’aveugle.

La disparition tragique de la directrice n’est donc pas le plus gros choc de l’épisode, il est d’ailleurs assez minime, vu le peu de participations du personnage à la série durant cette dernière saison. La saison 6 est dès lors attendue avec une certaine appréhension, espérons que le résultat tiendra la route.