Un officier est tué sur un navire de l’armée. L’équipe de Gibbs est sur l’enquête et se retrouve accompagnée par une psychiatre chargée de faire une évaluation qui a été repoussée depuis bien trop longtemps.

L’équipe de Gibbs est marquée par tous les traumatismes infligés par des scénaristes à la recherche d’un bon brama. Ceux-là mêmes qui aujourd’hui se sont dit qu’il serait bien d’utiliser un classique du genre pour revenir sur l’un des moments les plus marquants de la série, la mort de Kate.

On se retrouve alors avec un épisode hybride, entre le stand-alone classique et le clip show.

D’une part, il y a l’enquête qui servira à occuper tout le monde et à créer quelques situations pour séparer les personnages afin qu’ils prennent le temps de discuter avec la psychiatre. Rien de très compliqué, la résolution arrivera même assez tôt dans l’épisode, histoire de laisser plus de place à ce qui était le réel sujet ici. Entre parenthèses, on notera quand même que, comme d’autres avant lui, Scott Lawrence tient un rôle qu’il n’avait pas dans JAG – il jouait Sturgis Turner. Le temps passant, NCIS offre du travail à ceux qui faisaient vivre sa série mère, il y a de ça un paquet d’années maintenant.

D’autre part, donc, il y a la psychiatre, Dr. Rachel Cranston, qui va accompagner l’équipe sur le terrain. Elle se montre très conciliante, plutôt ouverte, et comprend très bien la mentalité des agents. Cela est d’ailleurs un peu trop léger, car on veut clairement nous ramener à des drames forts, mais l’aspect clip show tue les effets émotionnels de manière quasi systématique.

Cela dit, certains dialogues servent également à pointer du doigt les directions vers lesquelles les agents devraient se diriger pour évoluer. Il est ainsi explicité que, relationnellement parlant, tout le monde est plutôt statique depuis un moment déjà et qu’il faudrait aller de l’avant. Une perspective qui ne serait pas mauvaise, tout particulièrement pour Abby qui tend à stagner depuis un bout de temps.

Mais derrière tout ceci il y a un twist assez inattendu et plutôt bienvenu qui donnera à tout l’épisode un intérêt tout particulier et qui parviendra au final à faire vibrer la corde sensible qu’une grosse partie de l’épisode n’arrivait pas à atteindre.

A Man Walks Into A Bar possède donc de quoi sortir du lot, ce qui n’était clairement pas gagné avec son aspect clip show – une forme qui n’est jamais très intéressante. Cela aurait quand même pu être bien meilleur si l’enquête avait eu plus de substance.