NCIS : Angel of Death (Season Finale)
Avant de se lancer dans le traditionnel bilan de saison, parlons un peu de cet épisode final, relativement sans intérêt.
La semaine dernière, il ne s’est rien passé de particulier, cette semaine, ça continue. Toute l’équipe apprend qu’elle va devoir passer au détecteur de mensonges. Gibbs se renseigne rapidement auprès de Fornell qui lui apprend que c’est pour faire tomber la directrice. Tony va voir Jeanne à l’hôpital. Un patient meurt et ses amis veulent récupérer le corps rapidement. Tout va mal tourner et cela va finir en prise d’otage. Le gars mort était un passeur de drogue et les autres voulaient récupérer la marchandise. Pendant ce temps, la directrice va obtenir la confirmation que son père est vivant. 41 minutes se sont passées, révélation finale, Jeanne présente son père à Tony, ce dernier se trouve être « La Grenouille ». Fin.

J’ai passé l’épisode à regarder l’heure. On s’ennuie et ce n’est pas le peu de bons dialogues qui parsèment l’épisode qui réussissent à changer la donne. Le fait le plus important de l’épisode est surement que pour la première fois de la saison, Tony et Jeanne héritent de la meilleure intrigue, c’est pour vous dire l’intérêt du reste de l’épisode. À la mi-saison, ça serait passé sans problème. En fin de saison, c’est dur à digérer.

Mais revenons sur cette saison 4. Tout d’abord, un rappel de la situation. Fin de saison 3, Gibbs quitte le NCIS, laissant Tony à la tête de l’équipe. Le poste de probie est repris par l’agent Lee. Tout ce passe bien. Quelques épisodes après, Gibbs est de retour à son poste, la moustache en plus. L’agent Lee travaille désormais au service juridique et fricote avec Palmer. Tony trouve l’amour de sa vie. Et c’est le drame.

Plus on avance et plus cela va se dégrader. Une fois Gibbs de retour à son poste, il y aura toute une série de mauvaises idées. La principale étant bien sûr Tony amoureux. Ses intrigues viendront plomber la majorité de la saison. Non seulement, sa relation ennuie, mais elle est aussi accompagnéz de dialogues tantôt ridicules, tantôt niais. La révélation finale de la saison empire la situation au lieu de l’améliorer. Une saison à supporter ces histoires creuses d’amourettes gnangnan pour en arriver à une petite révélation surprise dont l’impact est vraiment faible. À la mi-saison, ça serait passé, mais en fin de saison, cela n’a pas de sens. La saison a été complètement déstructurée. À croire que la situation de départ a mis à mal les scénaristes qui ne sont pas arrivés à retomber sur leurs pieds avant le dernier quart de la saison, en nous introduisant The Frog. Un personnage qui pourrait être intéressant s’il avait un rapport avec Gibbs. Ce dernier ne se sent pas très concerné et passe son temps à tenter de découvrir ce que personne ne semble vouloir lui dire. Et ce fut comme ça toute la saison. Au lieu de le placer au cœur des intrigues, il a été relégué au second plan vraiment trop souvent. Heureusement que l’introduction de la colonelle Hollis Mann changera quelque peu la donne. Cette dernière est un peu le souffle d’air frais de la saison. Sa relation avec Gibbs a été parfaitement maitrisée, et l’espoir de la revoir en régulière la saison prochaine donne un peu de motivation pour continuer.

Ziva, Ducky et Abby ont fait principalement de la figuration. McGee a eu le droit à deux épisodes centrés sur sa personne. Palmer et Lee nous ont donné quelques bonnes scènes, mais ce ne fut pas toujours une réussite. La directrice est bien trop absente durant une grande partie de la saison, et quand elle revient sur le devant de la scène, elle n’est pas franchement convaincante.

Au final, il ne faut pas nier qu’il y a eu quelques bons épisodes, et même si certains sont quelque peu lésés par les histoires de cœur de Tony, ils restaient assez sympathiques à regarder. Mais ce ne fut pas le cas de la majorité des épisodes, bien au contraire. Le pire étant en fin de saison où les enquêtes sont sans intérêts, peu captivantes, et où la storyline principale ne convainc pas vraiment.

Une saison décevante. C’était un peu prévisible, car la saison 3 était vraiment très bonne, mais à ce point là, non, quand même pas. Il est donc préférable de mettre tout ça derrière soi et d’espérer que le départ de Bellisario de la série permette à l’équipe créative de s’améliorer. Je reprends donc à la rentrée prochaine, mais si ça ne s’améliore pas, ce sera peut-être la fin de la série pour moi.