Un animateur radio et son invité, un officier de la Navy, sont tués par un mystérieux auditeur. L’enquête va mener l’équipe de Gibbs dans une communauté privée dans laquelle se trouve un homme en possession d’une bombe. Il ne reste qu’à l’identifier.

Avec un triple meurtre et une menace terroriste, on aurait pu croire que cet épisode allait jouer sur la carte du drame, mais ce n’est pas spécialement le cas. En fait, une bonne partie de l’épisode sur fait sur un ton léger, allant même jusqu’à la comédie.

Et cette approche va se révéler plus que payante. Certes, on peut regretter que Gibbs soit mis en retrait au profit de son équipe, mais Tony, Ziva, et McGee méritaient bien d’avoir un épisode pour pouvoir faire autre chose que du travail de fond.

On retrouve ainsi l’alchimie entre les trois personnages qui avait tendance à s’estomper de plus en plus, se noyant dans la routine. Ça commence avec un Tony qui se met au travail avec son style maladroit et on enchaine sur une Ziva qui reconnecte avec elle-même (d’il y a 5 ans). Le tout est renforcé par un bon lot de références et de jeux de mots. C’est assez étrange de voir ressurgir le fantôme de la relation Tony-Ziva qui semblait pourtant abandonné, mais il faut reconnaitre que ces routines fonctionnent toujours, surtout avec McGee pour faire le commentateur.

Ajoutons à cela qu’Abby a le droit elle aussi à un peu plus, dans la première moitié de l’épisode, et on peut dire que la série se retrouve enfin, même s’il y a encore du travail à faire pour restaurer une dynamique qui s’est légèrement trop diluée avec le temps.

Avec tout ça, nous avons quand même une investigation qui tient la route et qui a le mérite de s’intéresser à un point de vue politique qui n’est pas dénué d’intérêt. Les suspects ne sont pas typiques et leur motivation sonne peut-être comme une propagande, mais elle reflète très probablement l’opinion de certains américains sur le gouvernement et les investissements militaires. L’épisode apporte alors une réponse simple et précise qui aurait certainement gagné à être plus argumentée. Cela dit, la série n’a jamais joué trop fort la carte de la politique.

Au final, Dead Air est un épisode rythmé qui parvient à bien utiliser les personnages en exploitant une histoire simple, mais efficace et possédant des twists convenablement mis en œuvre.