NCIS – Dead Reckoning (6.20)

Après une rencontre qui a mal tourné, Trent Kort fait appelle à Gibbs pour capturer un homme recherché par le gouvernement.

L’épisode s’ouvre d’une manière, comment dire, légèrement over the top qui nous met Trent Kort en pleine fusillade. Son aura d’espion/tueur en sort plus que grandie par cette injection bondienne.

Ce n’est donc pas très subtil, mais c’est efficace, au moins. Avec Kort dans le coin, ont se doute qu’il va y avoir des coups fourrés, des balles de tirées et un twist final qui lui permettra de s’en sortir. Dès lors, quand le comptable arrive, suite à la fusillade, et vu son témoignage, il ne faut pas longtemps pour comprendre approximativement quel est son rôle dans toute cette intrigue. Il faut dire que le « truc » est devenu un standard de la série qui aime jouer avec ce type de retournements de situation.

Mais avant d’arriver au bout, on aura d’autres morts, d’autres mystères, et, forcément, Trent Kort va paraitre suspect plus d’une fois. Il n’est pas un homme de confiance, il a son propre agenda, et, surtout, il est complètement imprévisible. Le truc, c’est que les scénaristes le placent dans des intrigues qui sont en apparence plus intelligentes qu’elles ne le sont réellement. L’agent de la CIA n’est là que pour faire diversion et, à force, ça prend un peu moins.

En fait, le personnage n’est pas sans rappeler les premières apparitions de Mike Franks qui, le temps passant, s’est bien calmé. De même, on pourrait pousser les références à la série mère, le JAG, qui bénéficiait elle aussi de ses histoires « CIA ».

Bref, sortie de ça, il n’y a pas vraiment de running gag, ce qui ne se fait pas trop sentir. Par contre, Abby, Ducky et Palmer ont droit à des scènes assez sympathiques, en particulier le duo de médecin légiste qui nous parle musique avec passion.

Si la fin n’était pas aussi prévisible, l’épisode y aurait certainement gagné en intérêt. Le problème, c’est que, justement, ici, il n’y a pas vraiment de surprise et donc, toutes les fausses pistes n’arrivent pas à avoir l’attrait et le potentiel que l’on voudrait leur donner. L’ensemble se montre quand même d’assez bonne facture et l’on attend déjà la prochaine embrouille de Trent Kort.