Un lieutenant de la Navy est tué en plein cœur du Pentagone. Le tueur est très clairement identifiable sur les vidéos de surveillance, mais le retrouver ne va pas être une mince affaire. L’agent Barrett reprend en main l’affaire du tueur portuaire.

On nous a annoncé une chasse au serial killer durant les derniers épisodes, mais il semble que celle-ci ne soit pas le seul centre d’intérêt du NCIS, car l’équipe de Gibbs est retirée du dossier et s’occupe d’une enquête sur la mort d’une lieutenante de la Navy dans les couloirs du Pentagone.

On pourrait croire que dans un tel lieu, un homicide ne pourrait pas se produire si facilement, mais le tueur n’était clairement pas préoccupé par le fait de cacher son identité. Comme dirait McGee, a-t-on déjà eu une affaire si facile ? Forcément, il y a un gros twist derrière cela, mais le scénario va s’amuser à nous entrainer sur diverses pistes avant de nous dévoiler le plus important obstacle imaginable dans cette investigation.

L’enquête de la semaine possède donc son lot de surprises et se montre assez prenante, mais va souffrir de la distraction presque constante apportée par l’affaire du Port-to-Port Killer.

Toujours en toile de fond, l’agent Barrett est omniprésente, et elle n’est plus seule, car son équipe arrive enfin. Le premier sur place est l’agent Simon Cade, un personnage légèrement over the top à tous les niveaux. Il sera finalement rejoint par l’agent Gayne Levin qui, à défaut de faire une entrée aussi imposante, se présentera avec de nouvelles informations sur le tueur en série.

Au milieu de tout ça, nous avons Tony qui voit sa relation avec l’agent Barrett affecter petit à petit celle qu’il entretient avec Gibbs. C’était inévitable et cela entre dans le cadre d’une thématique déjà exploitée par le passé, mais qui offre tellement de possibilités : l’émancipation des membres de l’équipe. Ils ne pourront pas éternellement vivre dans l’ombre de Gibbs, bien que celui-ci ne leur laisse pas vraiment le choix. Tony est son héritier direct, mais il a ses ambitions qui ne pourront que l’éloigner de son maitre à penser à un moment ou un autre. Toute la dynamique du show repose sur Gibbs et la façon avec laquelle Tony, Ziva, et McGee interagissent sous son commandement. Changer cela est une grosse prise de risques pour une série qui arrive à un âge où la routine est ce qu’il y a de plus confortable.

Bref, Dead Reflection bénéficie d’une investigation intéressante et bien menée, mais ne parvient pas à toujours convenablement gérer les affaires internes du NCIS. Il y a des ajustements à faire qui demandent du temps et la chasse au tueur en série semble tout précipiter, même en étant mise au second plan. À croire que, par moment, les scénaristes ont du mal à garder les yeux sur la balle et ne savent pas vraiment sur quel joueur se concentrer. Cela donnera tout de même du très bon, mais à côté, certaines scènes ne fonctionnent tout simplement pas.