Après un attentat, l’équipe de Gibbs se retrouve à devoir surveiller la fille du ministre de la défense d’un pays étranger venu aux USA pour signer des traités. Pendant que ses agents s’occupent de la mission, Gibbs tente découvrir ce qui se cache derrière toute l’affaire.

Après un épisode plus émotionnel, NCIS nous revient avec une histoire avec une légère pointe de politique. En fait, l’ensemble prend une forme déjà vue, notamment parce qu’avoir les agents faire de la protection n’est pas inédit à ce stade de la série, mais l’intrigue possède quand même quelques twists.

Le premier est que l’on commence avec DiNozzo et McGee dans une position délicate. On ne sait pas ce qui leur est arrivé, mais Vance veut leur tête si tout ne rentre pas dans l’ordre rapidement.

Retour au point de départ avec un attentat politique. Mais, au lieu nous intéresser à cela, nous suivons l’équipe de Gibbs qui est assignée à une tâche secondaire : protéger la fille de l’homme qui était visé par l’explosion.

Dès ce moment-là, il y a quelque chose qui cloche. Il est clair que Gibbs le voit bien et il va tenter de découvrir ce qu’on lui demande de laisser de côté. Le truc est qu’une fois l’épisode terminé, il reste un sentiment assez étrange venant de Vance, comme si Gibbs avait dépassé les bornes une fois de trop.

Qu’attendait-il qu’il fasse ? Après tant d’années, on peut s’étonner de sa réaction, mais se pourrait-il que cette histoire ne soit que le début d’une story-arc visant à séparer l’équipe ? Une idée qui est d’ailleurs suggérée par un dialogue entre McGee et Ziva, cette dernière se demandant combien de temps ils travailleraient encore ensemble. Les années passent, l’équipe est soudée et on ne voudrait pas la voir se séparer, mais plusieurs fois dans la série, cela a été abordé. Reste à voir si c’est vers ça qu’on se dirige.

A côté de tout ça, nous avons donc la mission de surveillance qui ne se montre pas trop originale, mais qui est malgré tout sympathique à suivre, notamment parce que la cliente du jour a un petit faible pour Tim et que Tony est quelque peu dépassé par ce qui se produit.

L’ensemble se révèle assez bien huilé. Defiance suit une route que l’on connait bien, mais délivre tout de même un divertissement prenant et léger qui passe sans anicroche. Reste quand même la storyline de Gibbs qui, en plus de laisser une drôle d’impression, apparait par moment presque hors propos.