Une pickpocket mène le NCIS vers des agents du Mossad alors que Gibbs se retrouve à enquêter sur un triple meurtre. Rapidement, il est mis en avant que des tueurs sont arrivés sur le territoire américain pour tuer le père de Ziva qui est en visite.

Tony : Oh good, the israelis are back.

Après avoir laissé supposer en début de saison qu’Eli David allait faire son retour, nous n’avions pas vraiment eu beaucoup d’informations à ce sujet, jusqu’à cet épisode.

Tout commence par deux affaires, l’une conduisant sans tarder à deux agents du Mossad, l’autre pointant vers un trio de terroristes palestiniens entrés illégalement sur le sol américain. Les choses sont rapidement éclaircies : une chasse armée va se produire à Washington. La cible est donc Eli David qui quitte son pays pour assister à une sorte de réunion entre différents services de renseignements, principalement du NCIS.

Il se trouve que le contexte est surtout posé pour développer le directeur Vance, son passé et sa relation avec Eli David. C’est également une opportunité pour revenir sur la vie de famille de Ziva.

Sur le premier point, on nous délivre en particulier une série de non-dits, dans le pur style NCIS, dans l’attente d’une explication future qui permettra de renforcer les liens entre les personnages. Pour le second, c’est sur un autre registre que cela se joue et il y a plus de subtilités, car on connait l’histoire et la douleur qui accompagne une blessure qui apparait encore fraiche. Il faut dire que la série s’est éloignée du sujet, mais ce n’est pas pour ça que tout allait être oublié.

Quoi qu’il en soit, avec le retour des israéliens, on renoue avec de vieilles routines que les scénaristes maitrisent vraiment bien. On a ainsi le droit à des petits jeux verbaux qui appuient toute une mise en scène dont la finalité repose sur des enjeux de taille. Globalement, il y a de quoi imposer un bon suspens tout en livrant aux spectateurs une couche émotionnelle accrocheuse.

Certes, la mise en place de l’intrigue manque franchement de finesse, mais cela est rapidement oublié grâce à un rythme bien maintenu et au fait que Ziva est mise en avant, obtenant enfin du matériel intéressant pour retrouver une certaine complexité qui lui faisait défaut récemment. On notera par ailleurs qu’Abby en profite également, car même si elle a peu de scènes, elle n’a pas sonné plus juste depuis le début de la saison quand elle évoque les histoires familiales compliquées des agents du NCIS – c’est une affaire de pères (les scénaristes n’aiment pas les mères).

Au final, Enemies Foreign nous sert du bon NCIS, même si pour cela on est obligé de rejouer des morceaux déjà bien utilisés précédemment dans la série. Du moment que c’est efficace, il ne faut pas se plaindre et, avec l’inconstance de ce début de saison, c’est toujours bon à prendre.