Un officier qui doit témoigner dans un procès de meurtre reçoit d’inquiétantes menaces qui le poussent à disparaitre. L’assistante du procureur demande alors l’aide du NCIS et Gibbs va se mettre à creuser l’affaire pour savoir ce qui se cache réellement derrière.

Épisode de Noël pour NCIS, mais comme ce fut déjà le cas pour Halloween, cette saison, les festivités ne sont là qu’en arrière-plan. Cela dit, une dinde, un peu de musique, quelques décorations, et de la neige imposent tout de même une ambiance de circonstance.

Quoi qu’il en soit, nous avons aujourd’hui une affaire qui sort un peu de l’ordinaire, car il s’agit de mélanger civil et militaire. Pour l’occasion, Annie Wersching fait la guest star dans le rôle d’une assistante du procureur nommée Gail Walsh et qui sort légèrement des standards du show puisqu’on ne peut pas dire qu’elle soit la plus professionnelle qui soit. En fait, elle semble tellement en faire au début que ça parait un peu bizarre, même si cela entre dans une volonté de montrer un Tony différent. Ce dernier a en effet un comportement assez étrange étant donné qu’il se conduit comme un agent modèle, voire plus que ça. Ponctuel, diablement efficace, et toujours avec un temps d’avance sur tout le monde, il en devient presque effrayant. Le plus étonnant étant qu’au final, il y a une justification assez mature et sensible qui nous évite un absurde retournement de situation qui était à craindre tellement l’ensemble devenait déroutant d’insistance.

Du côté de l’investigation, il n’y a rien de véritablement majeur, mais cela n’empêche pas la construction d’être efficace, possédant de multiples pistes que suivent les agents du NCIS qui s’engagent plusieurs fois dans des voies sans issue. Bien entendu, à la fin, l’affaire se démêle avec peu de surprises, mais il faut reconnaitre qu’un joli effort a été fait pour éviter que ça soit évident.

Ajoutons à cela qu’il y a une bonne énergie dans les locaux du NCIS. Nous avons Ducky qui se lance dans les réseaux sociaux, Abby qui est d’humeur festive – ce qui fait passer les énormités de ses résultats d’enquête –, et un témoin sous protection qui est juste irritable comme pas deux.

False Witness n’avait donc pas de très grosses prétentions, mais parvient à nous délivrer une histoire divertissante et bien agencée qui mêle retournements de situation à un humour qui n’est pas trop lourd. De quoi finir correctement l’année 2010.