NCIS – Flesh and Blood (7.12)

L’équipe de Gibbs enquête sur une tentative d’assassinat d’un prince étranger, alors que le père de Tony vient lui rendre visite.

Avec Flesh and Blood, NCIS atteint le chiffre rondelet de 150 épisodes, et se dirige sans doute possible vers l’encore plus mémorable 200e épisode. En espérant qu’on sera encore là pour se retrouver au coin du feu pour en discuter.

Quoi qu’il en soit, pour cet évènement, la série joue la carte familiale, avec un titre qui englobe autant l’enquête que la vie personnelle de l’un de nos agents. Nous avons ainsi le droit à de la guest – personnage et acteur : le père de Tony est de passage au NCIS, et il est incarné par Robert Wagner.

Avant que ce dernier ne fasse son apparition, l’enquête va se mettre en place, après une introduction explosive. Un homme mort plus tard, nous voici partis sur la possible théorie d’une attaque terroriste, la cible première étant clairement un prince étranger venu prendre des cours de pilotage aux États-Unis. Les suspects sont limités et un petit sens de la déduction offre rapidement une idée du coupable. Malgré cela, l’affaire se révèle assez bien fichu, et sur le plan de la thématique, plus intelligente qu’elle pourrait ne le laisser paraître, car elle trouve des résonnances dans ce qui occupe réellement l’épisode : la venue du père de Tony.

Il n’est pas rare de voir nos programmes développer quelques légendes urbaines et mythes autour de figures inconnues. NCIS a pas mal alimenté le mystère entourant le père et la jeunesse de Tony. Ainsi, comme toujours, nous présenter à ce personnage est dangereux, car il se doit d’être à la hauteur des attentes. Il n’y aura alors pas de déception, la série jouant énormément sur l’aspect relationnel et émotionnel avec une sobriété qui lui va bien. Cela donne de la profondeur à un Tony, qui, devenu adulte, en est arrivé à avoir plus d’amertume que de regrets en ce qui concerne son père. À tel point qu’on peut dire qu’il est presque passé outre ses rancœurs et le manque affectif qui a fait naitre ses sentiments, aidé sans doute possible par une sorte de figure paternelle de substitution qu’incarne Gibbs. La scène de fin, ainsi que la confrontation entre les deux hommes voulue par Jethro tend réellement à appuyer cette idée, qui fut déjà à l’occasion dans la série, implicitement évoquée.

Anthony DiNozzo Sr. ne verra aucunement son mythe détruit, car pas mal de questions resteront sans réponses sur son style de vie passée, l’histoire jouant bien plus sur la situation présente. Au passage, on peut quand même signaler qu’il y a énormément de daddy issues dans cette série – Ziva et Gibbs ayant aussi eu leur part de problèmes de ce côté-là.

Dans un même registre familial, on peut signaler l’évocation de la mère de Ducky, dont l’état s’aggrave petit à petit (l’actrice qui l’interprétait est par ailleurs décédée) et qui peut laisser supposer qu’elle n’a plus longtemps à vivre.

Ainsi, pour son 150e épisode, NCIS fait la part belle à la famille, et ne déçoit aucunement dans sa mise en scène et son développement.