Un Marine réserviste est retrouvé mort dans son jardin. Sa femme et son fils sont également portés disparus. Quand ils refont surface, L’équipe de Gibbs a du mal à déterminer ce qui s’est passé, car les preuves restent floues et que le comportement de la femme du mort est étrange.

Un Marine est mort, car c’est comme ça que la plupart des épisodes commencent, et celui-ci ne va pas déroger à la règle, suivant la formule à la lettre, beaucoup trop d’ailleurs.

Les éléments clés de l’enquête sont vite mis en place et une grosse partie de l’épisode consistera à les analyser dans tous les sens pour leur donner une interprétation satisfaisante afin de justifier une arrestation. Le problème ici est qu’il n’y a que deux suspectes, un témoin qui fait les transitions, que tout le monde raconte sa petite version de l’histoire, et enfin, que tout ceci n’est pas vraiment au sujet du meurtrier, mais de ce que le mort a fait pour finir sur la table de Ducky.

L’investigation est vraiment classique et il devient rapidement évident que les scénaristes voulaient surtout parler de la femme – jouée par Christina Cox – qui se faisait battre par son mari, plutôt que de délivrer des twists et des rebondissements assez recherchés pour installer du suspens.

Le sujet mérite clairement d’être évoqué, en particulier dans le contexte militaire dans lequel l’intrigue est ancrée, mais l’approche est trop explicative et n’arrive pas vraiment à jouer sur la bonne corde sensible. Dans ce sens, tenter d’impliquer Ziva pour faire une sorte de parallèle psychologique tombe complètement à plat. La scène sonne faux et on nous l’introduit trop pour qu’il y ait de la spontanéité – ce qui est dommage, car les propos de Ducky, au départ, donnaient à tout ça de la pertinence.

Cela dit, l’ensemble tient tout de même la route, même si les allers-retours entre les suspects deviennent rapidement fatigants et que la storyline (très) secondaire de McGee est au mieux inutile.

Freedom aborde donc un sujet délicat, mais essaie de ne pas le faire de front, tournant autour de la question avant de se concentrer dessus. Cela abouti à un traitement qui manque d’intensité et qui se noie dans la banalité d’une enquête au déroulement trop rôdé qui montre vite ses limites. La résolution est d’ailleurs relativement anecdotique.