Les doigts et les dents d’un militaire sont retrouvés dans un sac dérobé par un pickpocket. La victime a été torturée à mort et il semble qu’il s’agisse d’une affaire de vengeance. Rapidement, l’enquête va mener vers un jeu vidéo et l’ex-petite-amie du mort.

McGee a le droit à plus d’attention de la part des scénaristes dernièrement. Donc, après son ébauche de relation avec la fille du politicien dans le précédent épisode, le voilà lancé dans les bras de Beth Riesgraf venue faire la guest star. Elle joue une ubergeek adepte de MMORPG et championne toute catégorie dans le genre. Basiquement, elle parle de McGeek et est séduisante, ce qui devrait faire un combo de choix pour l’agent du NCIS si seulement les évènements de la semaine dernière ne l’avaient pas poussé à réfléchir à deux fois avant de montrer de nouveau son intérêt pour une femme. Ajoutons que son horoscope lui a conseillé de ne pas sortir de chez lui et qu’il se sentait d’humeur à l’écouter.

Et ce n’est pas tout ! Voilà qu’un spécialiste de la sécurité au service du Pentagone s’invite au NCIS pour enquêter sur des anormalités informatiques qui suggèrent qu’il y a quelqu’un dans l’agence qui fait du hacking. On connait tous le coupable, et ce n’est vraiment pas sa journée.

Avec tout ça, il n’est pas surprenant que Ziva et Tony se retrouvent dans des rôles de faire-valoir, mais ça ne sera pas le cas de Gibbs. Ce dernier dirige l’enquête, comme toujours, mais celle-ci trouvera ses twists loin de son domaine d’expertise – plus proche de celui d’Abby ou de Ducky par contre. Cela dit, l’occasion est saisie pour emmener un vieux gimmick du show, l’allergie de Gibbs à l’informatique, à un nouveau niveau. Une idée qui a le mérite d’être assez amusante à la fin, même si ce qui se passe est un peu trop prévisible.

D’ailleurs, la chute de l’épisode ne réserve pas réellement de surprise et il est dommage que les dernières révélations soient si évidentes.

En tout cas, à défaut d’avoir un suspens maintenu d’un bout à l’autre, Kill Screen se révèle assez divertissant, profitant d’une investigation ponctuée de rebondissements réguliers qui entretiennent un bon rythme et d’une touche d’humour qui entoure McGee et sa situation inconfortable. Le tout emballé de manière efficace. On peut juste regretter que les guest stars ne soient pas plus exploitées.