NCIS: Los Angeles – Identity (1.01)

Le jour de son retour au travail, Callen doit se joindre à Sam sur une affaire de kidnapping. Le directeur Vance prévient alors la branche de Los Angeles qu’une importante mission est en place et que leur enquête doit rapidement être bouclée pour en garantir la réussite.

Après un double épisode de présentation dans sa série mère, NCIS : Los Angeles se lance dans ses propres aventures. Pour commencer, on nous informe de tout ce qui a changé ou presque. Les locaux ne sont plus les mêmes, il y a de nouveaux employés – on n’évoque même pas le départ de certains – et on nous présente vaguement qui doit faire quoi. Ceux qui ont raté la précédente introduction auront certainement quelques moments d’arrêts face au comportement étrange de cette section LA du NCIS.

Contrairement à l’équipe de Gibbs, ici, il apparait qu’il n’y a pas vraiment de chef suite au départ de Macy (Louise Lombard). Callen qui s’était fait tirer dessus, reprend son travail et s’impose directement comme étant le leader des opérations. Mais de quelles opérations ? On nous a présenté ce spin-off comme orienté sur l’infiltration, mais il semble que pour introduire pleinement la série aux nouveaux spectateurs, les scénaristes se sont dit que ce n’était pas vraiment la peine d’insister sur ce point, même si la façon dont les agents abordent certains pans de l’enquête est entièrement guidée par leur propension à être quelqu’un d’autre. Un problème identitaire qui affecte principalement Callen, donc, mais également toute la série.

NCIS : Los Angeles n’est pas NCIS, mais il va falloir faire beaucoup plus pour réussir à ce qu’elle devienne quelque chose en fait. Les personnages trouvent difficilement leur place, chacun essaie de se la jouer cool, mais tous paraissent improviser constamment pour tenter de faire croire qu’ils maitrisent. Il faut dire que ce premier épisode n’est pas aidé avec son intrigue vite emballée. L’histoire des cartels de drogues se veut conséquente, mais entache la crédibilité générale de l’intrigue. Ce qui fonctionne, par contre, c’est la petite touche action qui ne compense pas pour les raccourcis scénaristiques, mais qui divertit.

C’est déjà ça, car sans le charme de sa série mère, NCIS : LA a besoin de quelque chose pour accrocher le spectateur, et ce n’est pas en tentant de tartiner de gros mystère sur le dos de Callen que ça va réussir à donner le change.

Donc, ce premier épisode n’est pas le plus convaincant qui soit. La série doit se trouver un style et une personnalité, mais elle ajoute trop de nouvelles choses par-dessus ce qui avait été dit auparavant pour y parvenir immédiatement. Il va certainement lui falloir un peu de temps pour ça.