Un ancien employé du NCIS récemment licencié est retrouvé mort. Dans le coffre de sa voiture, Gibbs trouve du matériel saisi par le NCIS dans le cadre d’une affaire d’arnaque financière à grande échelle.

Première réalisation de Michael Weatherly pour la série, cet épisode va fournir à son personnage l’opportunité de s’engager dans une direction légèrement inédite et, surtout, de nous rappeler qu’il peut se montrer modéré et professionnel, même quand il se retrouve dans une situation où son imagination a de quoi s’enflammer.

Concrètement, même si c’est une affaire qui offre du matériel à tous les protagonistes, Tony va sortir un peu du lot. C’est en partie grâce à l’agent spécial Erica Jane Barrett – jouée par Sarah Jane Morris –, fraichement transférée d’Espagne et qui s’installe à Washington avec son équipe.

Le NCIS est en mutation, Vance l’avait suggéré, les choses vont changer et cela commence par des licenciements et, visiblement, du rapatriement d’équipes en poste à l’étranger. Cela dit, l’arrivée de l’agent Barrett semble cacher plus que ça, Vance se montrant une fois de plus défiant envers Gibbs, ce qui confirme que quelque chose de gros se prépare pour l’équipe principale de la série. De plus, Barrett avait le poste que Tony aurait pu avoir s’il avait accepté la promotion il y a 4 ans de cela. Un moyen de lui suggérer de regarder un peu où sa carrière en est aujourd’hui et où elle aurait pu aller.

À côté de ça, il y a bien entendu l’intrigue principale, une affaire de meurtre, mais surtout, un casse en perspective. De quoi jouer avec les codes du film de braqueurs et, pour appuyer l’expertise de Tony en la matière, Michael Weatherly s’amuse derrière la caméra à entretenir la thématique, en plus d’essayer de marquer son passage en tentant de nouvelles choses qui, il faut bien le reconnaitre, sont plutôt bienvenues, brisant légèrement avec routines du show en utilisant efficacement tout l’espace que les décors offrent.

L’affaire se voit gérée avec beaucoup de dynamique, bien qu’une partie des rebondissements se montrent prévisibles, comme c’est régulièrement le cas dans la série aujourd’hui. L’important est alors la fluidité de la narration qui permet de ne pas s’arrêter sur ce genre de chose.

One Last Score nous offre donc une histoire des plus divertissantes qui possède de l’humour et qui utilise assez bien tous les personnages de la série, même Abby et Ducky qui sont un peu trop sous-employés dernièrement. L’arrivée de l’agent Barrett est également bien gérée, car elle n’est pas imposée avec trop de lourdeur. En tout cas, ce que l’on retiendra surtout c’est que cette première réalisation de Michael Weatherly est une réussite et il mériterait de repasser derrière la caméra rapidement.