Un officier de recrutement de l’armée est retrouvé mort dans une école. L’équipe de Gibbs mène l’enquête et découvre rapidement que la victime avait un secret qui jette une tout autre lumière sur les évènements. Ducky reçoit la visite du Dr. Magnus, son prédécesseur.

NCIS reçoit un invité de marque en la personne de Bob Newhart, vétéran des plus respectés du petit écran américain. Il va interpréter le prédécesseur de Ducky, le Dr. Magnus.

Au départ, sa présence ne trouvait pas beaucoup de sens, mais cette intrigue secondaire va sans tarder prendre une direction évidente, voulant jouer dans un registre laissant plus de place à une certaine sensibilité. Le Dr. Magnus est, en quelque sorte, une vision du futur de Ducky. Les deux hommes se ressemblent à certains niveaux. Nous montrer ce qu’il est devenu une fois qu’il a quitté le NCIS est un moyen d’évoquer le fait que Ducky pourrait lui aussi un jour s’en aller, mais également que son travail est toute sa vie. Étrangement, l’évolution prise par cette histoire ne mettra pas le légiste en avant, bien au contraire, sa participation sera avant tout collaborative, alors qu’il avait un peu de place pour qu’il puisse s’investir plus. On pourrait presque se demander si cela doit nous mener quelque part, comprendre : est-ce que le passage du Dr. Magnus aura un impact sur Ducky ?

Mais tout ceci est secondaire, l’intrigue principale tourne autour du meurtre d’un officier de recrutement qui se révèlera être gay. Une fois de plus cette saison, NCIS s’intéresse à un sujet politisé, sans affirmer de position, ce qui est une bonne chose puisque la politique du « Don’t Ask Don’t Tell » n’est plus en vigueur désormais. Il est cependant fort probable que cet épisode ait été écrit et tourné avant que cela ne se produise.

L’investigation ne s’oriente d’ailleurs pas du côté de l’armée, mais plutôt du civil avec l’amant de la victime et les adolescents qui le consultaient au sujet du recrutement. L’intrigue va finir par être assez explicite dans son dénouement, mais le but n’était pas de nous surprendre, mais de jouer là encore à un certain niveau émotionnel.

Pour terminer, Leon Vance reprend son travail. Un retour qui est quelque peu difficile et qui nous rappelle des évènements qui ne sont pas si loin que ça, mais qui tendent à se faire étrangement oublier avec le retour à la normalité qui a rapidement suivi.

Dans l’ensemble, les storylines de l’épisode sont donc assez simples et évidentes dans leur développement, ce qui est clairement assumé afin de ne pas noyer le message et sa sensibilité. On pourrait presque regretter que la fin devienne un peu pathos au lieu de rester dans la sobriété de ce qui a précédé.