Après avoir raté son attaque contre le père de Gibbs, Paloma a pris la fuite. Plus de deux mois plus tard, l’équipe est toujours à sa poursuite et n’a jamais été aussi proche du but, mais l’arrivée inattendue d’Alejandro Rivera complique les choses.

Pour le lancement de la huitième saison, on va donc se concentrer sur l’affaire qui occupa la fin de la septième.

Tout d’abord, il faut désamorcer le cliffhanger précédent et cela se fait sans tarder et avec efficacité. On va, après ça, faire un petit bond dans le temps, histoire de poser le fait que toute l’histoire n’a pas été résolue à la va-vite, mais qu’il y a derrière un véritable travail. Malheureusement, cela n’empêchera pas les évènements qui vont occuper l’épisode de paraitre occasionnellement légèrement bâclés.

C’est un peu un problème récurrent avec la série. Une intrigue feuilletonnante est tranquillement montée et quand vient le moment de la conclusion, on saute dans les raccourcis, car tout a été fait et on a éteint le point de non-retour. Il est temps de passer à autre chose et le destin de Paloma apparait rapidement comme scellé à l’avance. L’entourage de Gibbs lui fait comprendre qu’elle doit mourir, que c’est le seul moyen de mettre tout le monde en sécurité, et on ne peut pas véritablement réfuter ça étant donné le danger que représente cette femme, surtout qu’elle est poussée à bout.

Mais, malgré le fait que la fin est évidente, le scénario est construit de façon à conserver quelques twists, sans pour autant essayer de jouer au plus malin avec le spectateur. C’est appréciable, surtout que la conclusion garde ainsi sa cohérence et n’apparait pas juste comme une glorification de la vengeance personnelle. Gibbs ne pouvait pas faire deux fois le même erreur.

Cette reprise évite donc quelques pièges, ce qui ne l’empêche pas de souffrir d’autres défauts qui sont désormais inhérents à la série. Mike Franks, par exemple, est devenue une commodité et, bien qu’il reste sympathique, sa présence parait de trop. Espérons que son prochain retour s’accompagnera d’une intrigue moins redondante qui pourra le sortir de son impasse.

Pour terminer, on clôture une histoire avec le cartel mexicain et il semble que ça soit pour en relancer une avec le père de Ziva. On a le droit qu’à quelques pièces d’informations, mais c’est suffisant pour comprendre que l’on est déjà passé à autre chose.

En conclusion, cet épisode s’en sort convenablement avec une situation qui laissait peu d’options. C’est loin d’être parfait, mais NCIS a tendance à mieux réussir ses fins de saisons que ses reprises.