New Amsterdam - Pilot (1.01)
Inspecteur à la brigade des homicides, John Amsterdam n’est pas un policier comme les autres. Immortel depuis qu’il a sauvé la vie d’une jeune indienne en 1642, il traverse les siècles sans prendre une ride, alors que les personnes qu’il rencontre finissent pas mourir. Selon la prophétie révélée par la jeune indienne, il en sera ainsi jusqu’à ce qu’il trouve le véritable amour. Profitant de sa très longue expérience, il fait aujourd’hui équipe avec le détective Eva Marquez pour résoudre les affaires les plus difficiles.

Un pitch de base qui peut paraître peu original, une série dont on a déjà l’impression qu’elle est quasiment enterrée, et nous voici devant notre écran à découvrir l’univers de John Amsterdam.
Il est bien évident que ce n’est pas ici que nous allons être pris par surprise par ce que nous allons voir. Comme beaucoup de séries policières, le pilote souffre d’une enquête trop convenue, où les dés sont pipés d’avance, c’est-à-dire qu’on sait déjà que notre héros à raison, et encore pire, on sait qui est le coupable quasiment à l’instant où on le voit.
Pour le mystère policier, il va donc falloir attendre un peu pour savoir s’il ne s’agit que d’une toile de fond de l’univers où évolue Amsterdam, ou si les scénaristes ont décidé d’en faire un usage plus poussé.
La partie plus intéressante de la série est donc John Amsterdam. Après avoir sauvé une jeune fille, on lui sauve la vie en lui mettant sur le dos une sorte de prophétie. Il ne vieillira pas, ne pourra mourir tant qu’il n’aura pas rencontré le grand amour. C’est assez risible, il faut en convenir, et surtout, loin d’être bien sympathique. Il y avait sûrement une action bien plus profitable à faire pour le remercier, mais non, John devra vivre. Et franchement, ce n’est pas toujours ce qu’il y a de plus plaisant. Les scénaristes eux-mêmes savent que l’idée n’est pas ce qu’il y a de plus fiable, et l’ami d’Amsterdam, Omar, le fait remarquer. Il n’a jamais été convaincu, car cela fait bien trop romantique. Ce serait mentir que dire que l’on n’est pas d’accord avec lui.
Malgré ce pitch un peu bancal, la façon dont John évolue dans notre monde et tout ce qu’il a vécu sont connectés de telle façon que ces évènements enrichissent véritablement l’épisode. Ce n’est pas de l’exploitation gratuite. Alors, si l’épisode expose surtout sa condition d’immortel, il est intéressant de voir qu’Amsterdam ne se contente pas de traverser le temps, mais utilise ce qu’il a vu et connu, et ce qu’il sait faire. C’est assurément l’un des points forts de ce pilote. Les séries traitant de personnes ayant une longue vie (immortels, vampires…) ont souvent tendance à se servir du passé quand il rencontre le présent. Si c’est le cas ici aussi, Amsterdam ne s’est pas tourné les pouces pendant les années passées, et il en résulte quelque chose. Comme ses capacités de menuisier par exemple. Que ces éléments trouvent une réelle place dans l’histoire permet de crédibiliser Amsterdam, et de ne pas rendre l’idée de départ simplement anecdotique, ou bonne à nous servir des flashbacks.

On pourra conclure sur un débat qui a eu lieu autour de la série, et qui n’avait aucune raison d’être : New Amsterdam n’est pas un nouveau Highlander, et se trouve très loin de cette dernière. De points communs, à part l’immortalité, il n’y en a pas réellement.

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CaroleC
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