Michael pousse Nikita à utiliser sa connexion avec Gogol pour débusquer Kassim. Cette dernière n’a alors pas le choix que de tout risquer pour y arriver et sauver Alex.

Alors que la première saison n’est pas encore achevée, les scénaristes de Nikita ont déjà montré plus d’une fois qu’ils n’avaient pas peur de faire avancer leur intrigue quand il était nécessaire. C’est ainsi que l’on reprend, après plusieurs semaines de pauses,  avec Michael qui a découvert où se cachait Nikita.

Au lieu de la livrer à Percy ou de la rejoindre, il va la forcer à travailler pour lui : elle doit trouver Kassim afin qu’il puisse se venger.

Toute l’histoire de Kassim a servi jusque-là à nous apprendre qui était vraiment Michael, ce qui l’avait poussé à s’engager dans la Division, et ce qui fait qu’il y reste. C’était un angle indispensable, mais qui a fini par entrainer Michael entre deux eaux. Depuis sa dernière rencontre avec l’homme responsable de la mort de sa famille, sa loyauté envers Percy semblait aussi forte que sa volonté à ne pas prendre de position vis-à-vis de Nikita. Une sorte de statuquo s’était installée et il était clairement temps de débloquer la situation.

Covenant va cependant prendre une route moins directe qu’on aurait pu le croire pour accomplir cela. Tout d’abord, il y a les flashbacks qui explorent de nouveau la relation passée entre Nikita et Michael. Beaucoup de sous-entendus ont été faits à ce sujet, mais si le couple est crédible, il n’a jamais officiellement été admis qu’il en était un.

Ensuite, le second retour de Gogol va être certes commode, mais qui va tout de même servir à délivrer de l’action, en plus de crédibiliser la situation, et de poser des risques qui auront des conséquences pour la suite de la série. L’occasion est donc ici saisie pour faire d’une pierre deux coups.

Au milieu, il y a donc Kassim qui est la cible. On peut presque se dire que le retrouver ainsi n’a pas été si difficile que ça et que Michael, avec les ressources à sa disposition, aurait pu lui mettre la main dessus depuis longtemps, mais l’utilisation de Gogol excuse pratiquement cela. En tout cas, Kassim est un homme plein de surprises et va délivrer quelques twists qui, sur le moment, surprennent, mais trouvent immédiatement une logique.

Quoi qu’il en soit, Michael va obtenir ici plus que ce qu’il cherchait et la série avance dès lors dans une direction qui était quasiment inévitable à un niveau, mais pas forcément à celui auquel on se trouve actuellement.

L’ensemble va donc se montrer efficace et ambitieux, même si c’est finalement légèrement précipité comme retournement de situation. La reprise est en tout cas énergique et on peut juste regretter qu’Alex soit présente, car ses petites scènes sonnent trop hors sujet pour bien s’intégrer dans ce qui se passe.