Thom a sa première mission : abattre une employée du gouvernement qui était une traitre. Nikita arrive trop tard pour l’arrêter, mais va chercher à comprendre pourquoi la jeune femme a été tuée. Elle remonte alors à un sénateur qui doit voter le budget servant à la Division.

Thom devient donc enfin un agent de terrain. C’était inévitable et Alex ne partage pas vraiment l’enthousiasme qui devrait aller avec la nouvelle. Il faut dire qu’il a tué sa première cible et il ne semble pas persuadé de la légitimité de l’opération. Fait étrange étant donné qu’il ne connait pas la nature véritable de la Division. Mais, tout ceci est secondaire, car cette fois, c’est Nikita qui va porter tout l’épisode sur ses épaules et cela va s’accompagner d’une intégration de nouvelles idées qui s’ajouteront à quelques twists assez bien mis en scène.

On va donc sortir un peu du schéma des derniers épisodes, même si une fois de plus, la victime numéro 1 est présentée comme étant un dommage collatéral dans une affaire peu glorieuse reprise en main par la Division. Cela dit, il y a tout un pan de l’histoire qui n’est pas révélé dès le départ et qui va montrer qu’il y a une certaine ambition derrière cette affaire de manigance politique qui sonnait presque trop évidente pour la série.

La force de l’épisode est clairement d’intégrer un troisième joueur. Nikita vs. Division, ça reste une attraction efficace, mais trouver au milieu l’équivalent russe de la Division, ça pimente véritablement l’affaire. On peut espérer que Peter Outerbridge reprendra rapidement son rôle d’agent ennemi, car il a un potentiel indéniable.

En attendant, Nikita doit donc parvenir à obtenir ce qu’elle veut sans se retrouver prise au milieu de tirs croisés. C’est un bon moyen d’entretenir le suspens d’un bout à l’autre et de réduire la prévisibilité de l’intrigue.

Un effort certain a été fait pour éviter que l’on nous rejoue une fois de plus la même musique et cela apporte en plus une réflexion sur l’avenir de la série. Que va faire Nikita une fois que la Division sera tombée ? Il semble que la question ait été abordée dans la salle des scénaristes et on peut dès lors s’imaginer que l’univers de la série va être de moins en moins binaire afin d’offrir à Nikita d’autres cibles et d’autres ennemis. Il faut voir plus loin que la vengeance pour que la série ne perde pas son intérêt.

Phoenix, en plus de cela, délivre une histoire rythmée qui possède sa dose d’action et des rebondissements bien orchestrés. Le point faible est clairement la relation Thom/Alex qui est ici utilisée comme un simple accessoire scénaristique et qui perd ainsi un peu de son intérêt. Cela dit, elle est assez peu présente, ce qui lui évite d’être véritablement affectée. On peut juste se demander à quoi Thom va-t-il servir maintenant qu’il est agent. Il ne peut pas devenir qu’un punching-ball pour Nikita. Enfin, on l’espère.