Après avoir échoué à un test, Alex part faire un entrainement et se fait kidnapper par le frère de l’homme qu’elle devait interroger. Nikita tente de gagner la confiance d’Owen pour qu’il la rejoigne dans son combat contre la Division, mais il va faire des révélations qui pourraient tout changer.

Après une semaine de pause, Nikita revient et l’histoire reprend tout juste après les évènements qui conclure le précédent épisode. Percy pense avoir tué Owen et Nikita, mais ils sont sains et saufs. Cela dit, ils ne vont pas repartir au combat immédiatement, ils vont d’abord devoir se faire confiance et ça a un prix qui va surprendre Nikita.

Cette partie se révèle assez mineure, servant avant tout d’épilogue à la précédente aventure afin d’offrir à Owen la possibilité d’apporter sa pierre à l’histoire. On va ainsi nous replonger dans ce qui a motivé Nikita à quitter la Division, car les deux personnages ont ça en commun. C’est une façon comme une autre d’essayer d’étoffer la backstory de la tueuse en fuite, ce qui n’est clairement pas inutile, car cette histoire de fiancé assassiné manque cruellement d’épaisseur, apparaissant surtout comme un prétexte écrit à la va-vite pour tenter de fournir du bagage émotionnel à l’héroïne de la série. Il y a encore du travail à faire de ce côté-là, mais à force de raconter la même histoire, elle va finir par paraitre moins factice – espérons-le.

L’épisode va, de toute façon, se concentrer sur Alex. Ce n’est pas nouveau, mais plus on avance, plus la disciple s’impose comme étant supérieure à sa sensei, et ce, à bien des niveaux. Enfin, en tant que personnage.

Alex, donc, va se retrouver au cœur d’une manipulation tordue/entrainement comme la Division affectionne tant. L’intrigue va utiliser son attachement pour Thom, ses secrets, et sa mission avec Nikita pour faire monter la pression. Cela dit, la mascarade est rapidement dévoilée et, même s’il y a quelques twists qui sont révélés plus tardivement, cette façon de montrer toutes les cartes tue un peu le suspens. Certes, craindre pour Alex n’est pas compliqué, car chaque faute peut lui être fatale, mais on se doute bien qu’elle est là pour rester et qu’elle ne va pas être sacrifiée si tôt. Il en ressort alors que ce qui cherche avant tout à être mis en valeur, c’est le lien qui se crée entre Alex et Michael qui est une prolongation de celui qui existait avec Nikita. Cette relation est déjà apparue comme étant un élément clé de la série et la faire évoluer tend à complexifier encore un peu plus les positions des personnages et ce qui les lie.

Pour finir, nous avons quelques flashbacks qui continuent de raconter comme Alex s’est retrouvée là où elle est aujourd’hui. On reste sur de l’exposition à ce niveau, mais ce n’est pas pour ça que cela manque d’intérêt.

Resistance montre en tout cas une fois de plus qu’Alex est celle qui a le plus de potentiel et que Nikita, en tant que personnage, souffre du fait que la série s’appuie sur un postulat de base qui pousse à suggérer un passé plus qu’à le développer. Basiquement, on s’intéresse trop à ce que Nikita doit accomplir et pas assez à ce qui l’a mené là où elle est, à l’exception de l’histoire du fiancé qui, comme je le disais plutôt, peine à convaincre. L’avantage qu’a finalement Alex est qu’on nous montre concrètement d’où elle vient et où elle va. Et c’est pour ça que cet épisode fonctionne aussi bien pour elle.