Nip/Tuck – Budy Sabri (5.20)

Christian découvre que son cancer a récidivé et que son pronostic vital est limité à 6 mois. Il décide d’aller chercher Liz à Miami et lui demande de l’épouser sans lui avouer les véritables raisons du geste. Emmené par Teddy, Sean multiplie les expériences de vie dangereuses et se rend vite compte de ses limites.

Nip/Tuck semble renouer avec ce qui a fait son succès, un cas médical très délicat dont les répercussions dans la vie des chirurgiens sont énormes. C’est le cas de cet épisode sombre qui débute et se termine dans le noir au cours de l’un de ces dîners très en vogue actuellement qui consistent à manger dans le noir afin de décupler les sens (un épisode de CSI s’était déjà servi de ce contexte très particulier).

Cette fois, point de meurtre mais les libidos exacerbées de Teddy (toujours fantastique Sackhoff dont le jeune âge ne l’empêche d’avoir déjà sa marque de fabrique) et de Sean, lequel se laisse donc entraîner par sa blonde dans une spirale auto-destructrice, d’une entrée en effraction dans une maison pour faire l’amour à la prise d’un puissant hallucinogène indien qui empêche le chirurgien d’opérer le patient de la semaine.

Celui-ci justement est des plus particuliers. Cela fait bien longtemps que la série n’avait pas accueilli un vrai cas médical grave qui ne cède pas au ridicule ou à la provocation. Budi Sabri est un hindou dont le corps est la proie d’énormes verrues, lesquelles ont muté à tel point que ses mains et pieds ressemblent à des arbres pourris. Le travail est considérable, la douleur intense, la convalescence sûrement longue mais le bonhomme ne baisse pas les bras et s’est fixé pour objectif de réussir à magner une télécommande.

Ce patient formidable sera la pierre de touche d’un Christian dont le cancer le condamne à 6 mois de vie, 1 an au plus. Alors qu’il s’apprête à se suicider après la nouvelle, une discussion avec cet homme qui n’a jamais pensé à mettre fin à sa vie lui permet de revoir ses priorités.

Certes, faire ressusciter d’entre les morts la relation de Christian et Liz est un choix osé, voire idiot tellement la destinée de ce couple est vouée à l’échec. Mais comme le dit si bien Christian, « la bonne nouvelle c’est que je serais mort avant que l’on divorce ! ».

Certes, la demande en mariage est ridicule mais contrebalancée par des dialogues bien sentis (« Mais tu n’es pas lesbienne ? »/ « Oui, elle l’est sauf avec moi ») et les raisons qui poussent Christian à récupérer Liz sont désespérées et égoïstes, surtout qu’il ne pensait rien lui dire. Heureusement, le personnage de Liz est assez fort et déterminé pour rattraper le coup.

En somme, un épisode imparfait qui a pourtant la bonne idée de renouer avec les fondamentaux et dont la bande son est particulièrement réussie.

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