Nip/Tuck – Edith & Walter Krieger (6x18)

Julia revient et annonce son prochain remariage, ce qui n’enchante pas vraiment Sean. Le cabinet accueille des survivants des camps qui veulent se faire retirer les numéros que les nazis leur ont gravés sur la peau et Ava Moore ressurgit, un bébé dans les bras, pour demander une nouvelle faveur.

C’est la fin ! Enfin presque. Du coup, Nip/Tuck nous ramène non pas un, mais deux personnages clés : Julia, tout d’abord, même si ce n’est pas vraiment une surprise et la sulfureuse Ava, probablement le personnage le plus succulent de la série.

Le retour de Julia est l’occasion pour nos chirurgiens de réveiller la bête qui ne sommeille jamais vraiment en eux et c’est assez consternant de les voir se jeter sur elle comme sur un os. Après 6 ans, on en est encore là ? À regarder Christian et Sean se disputer les faveurs d’une femme qui n’en a clairement plus rien à faire ? Pitoyable. Julia est donc de retour et après les nains et les femmes, elle a décidé de pousser les expériences plus loin en épousant un anglais. Ah, Julia ! Autrefois, elle était un personnage intéressant et même touchant, là elle n’est plus rien d’autre qu’une coquille vide dans une robe achetée chez Jenyfer. Évidemment, qui dit mariage avec un anglais, dit déménagement dans son domaine en Angleterre. Sean proteste à cause des enfants, mais on sait bien que c’est surtout parce qu’il refuse de voir partir Julia, qu’il n’a jamais cessé d’aimer. Personne n’aime les enfants dans cette série, sauf s’ils sont assez grands pour coucher ou qu’ils passent sur le billard. C’est pourquoi Connor et Wilbur jouent les accessoires depuis des années.

Ce qui nous amène au retour d’Ava. Famke Janssen, sublime comme toujours, demande une faveur à Sean et Christian : retirer les croutes ignobles sur la figure du bébé qu’elle a adopté/volé. L’intrigue importe peu, ce qui compte, c’est qu’elle soit là. Et on attend le moment où elle se retrouvera face à Matt, qui est sur le point de se marier, et où elle ruinera sa vie. Parce qu’il ne peut en être autrement, personne ne résiste à Ava, surtout pas Matt, qui n’a jamais eu la moindre force de caractère. La rencontre est le meilleur moment de l’épisode, le regard qu’Ava porte sur la fiancée de Matt est glacial et lorsqu’elle se penche pour embrasser sa fille, on s’attend presque à ce qu’elle la dévore. Mais Matt, comme les autres enfants de la série, n’est finalement pour Ava rien d’autre qu’un accessoire. La femme fatale n’aime pas qu’on la rejette ou qu’on la remplace et la vengeance est toujours plus savoureuse dans une robe lamée et une limousine avec chauffeur. Les scénaristes ne cherchent même pas à écrire une intrigue convenable. Ils ont Famke Janssen et pour eux, c’est largement suffisant. Honteusement, ça l’est pour moi aussi. Mais je suis faible, Famke m’hypnotise.

Forcément, à côté, le reste de l’épisode paraît bien fade. Pourtant, les patients de la semaine ne font pas dans la légèreté. Deux survivants des camps veulent se faire retirer le numéro qu’ils ont tatoué sur la peau, mais l’opération déboussole papi qui avoue alors le secret qu’il garde depuis un demi-siècle. C’est assez poignant, même si pas toujours très bien interprété, et la résolution est implacable même si le message final sur l’absolue nécessité du pardon est d’une grande dignité. Placée à un autre moment de la saison, l’intrigue aurait été plus porteuse et c’est presque dommage de la voir sacrifiée sur l’autel des soaps.

Nip/Tuck choisit donc pour son final de jouer la carte du rocambolesque, ce n’est pas vraiment maîtrisé ni très innovant, mais ça reste convenable. Malgré le plaisir à retrouver Ava, on se demande si c’était véritablement nécessaire, l’intrigue de dernière minute étant complètement artificielle. Mais la série est mourante depuis déjà bien longtemps, heureusement l’agonie s’achève la semaine prochaine.

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