No Offence Saison 3 : La politique devient meurtrière à Manchester

Chaque saison de No Offence est un peu plus courte que la précédente, mais la série ne perd pas pour autant son énergie. Pour sa saison 3 qui se compose de 6 épisodes, elle nous entraine entre la course à la mairie et des militants néonazis. Tout un programme.

Paul Abbott ne change rien à son style, tout démarre sur les chapeaux de roues et les choses ne se relâchent qu’à la toute fin. Dans le cas de cette saison 3, le point de départ est assez explosif. Un débat entre les candidats à la mairie est perturbé par un coup de feu. La poursuite du tireur finit mortellement. Viv (Joanna Scanlan) et ses hommes sont en deuil, mais ils ne comptent pas se reposer tant que la mort de leur collègue ne sera pas vengée.

L’investigation devient toujours personnelle dans No Offence, mais jamais à ce point. La série perd un membre de son casting dans les premières minutes de cette saison 3 et ce n’est pas une disparition qui passe inaperçue. En fait, elle bouscule une dynamique bien rodée.

On se voit alors rappeler sans tarder que la série fonctionne surtout grâce à son énergie, ses personnages étant au bout du compte peu développés sur la longueur. Paul Abbott préfère se concentrer sur les rebondissements de son histoire pour alimenter son récit et délaisse — encore plus qu’en saison 2 — les intrigues secondaires et les storylines personnelles.

Dans ce sens, cette saison 3 de No Offence se retrouve dominée par sa chasse au meurtrier et ses excentricités qui sont finalement ce qui permettent à la série de ne pas s’égarer. Concrètement, tant que Viv reste elle-même et qu’elle a une proie dans son viseur, tout va.

Et des proies, elle en a plusieurs en vue. La majorité d’entre elles sont cependant trop peu étoffées pour cacher le fait qu’elles ne sont que des diversions. Dans la précipitation, ce n’est pas un réel problème, mais quand la saison se termine, on peut se demander s’il était vraiment nécessaire d’en faire autant au lieu de véritablement développer un antagoniste — comme ce fut le cas en saison 2 avec Nora Attah (Rakie Ayola).

On pourrait ainsi craindre que No Offence n’ait plus rien à dire, juste du divertissement à délivrer. Cela ne serait pas un mal, car la série est toujours satisfaisante dans ce registre. On peut cependant regretter que les néonazis de l’histoire n’apportent pas un propos particulier, tout comme la partie politique qui ne dépasse pas quelques réflexions sur les moyens trop limités donnés aux forces de l’ordre à Manchester.

Au bout du compte, cette saison 3 de No Offence fonctionne parce qu’elle démarre en trombe et ne freine jamais. Pas le temps de regarder en arrière et c’est tant mieux, car cela lui permet de ne rien perdre de son efficacité. On peut simplement espérer que — s’il y a une saison 4 — elle se recentrera sur les développements de ses personnages pour ne pas finir par virer à l’autoparodie.

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