L’amnésie de Daphne ne perturbe pas le quotidien des Powell. Jim sauve in extremis Dave, qui était sur le point de se prendre un bus en pleine face. Ultra reconnaissant, il invite toute la famille à un barbecue pour le remercier. Julie fait amie-amie avec son épouse Michelle, alors que les enfants sympathisent. Ce bonheur ne peut rester intact, surtout quand Jim suspecte que le père de famille qu’est Dave pourrait ne pas être si honnête que cela.

2010. Daphne était amnésique et ne se rappelait ni de ses pouvoirs, ni des trois mois écoulés.
2011. Tout le monde s’en fout des trous de mémoire de Daphne !

La nouvelle année avec la famille Powell se devait donc de débuter par la résolution de l’amnésie de Daphne et quel meilleur technique scénaristique y a-t-il que de ne pas s’en préoccuper, je vous le demande ? Passé l’introduction, il apparaît qu’avoir perdu un petit bout de son existence ne trouble pas trop Daphne, qui n’a d’ailleurs aucunement besoin de réapprendre à contrôler son pouvoir. Au contraire, poussée par sa nouvelle amie, la voilà à postuler comme Présidente à son école contre la peste blonde du coin. L’avenir s’annonce hautement prometteur !

Pourquoi s’arrêter en si bon chemin et fournir un traitement tout aussi pertinent à J.J., lui aussi associé à un nouveau copain de jeu, qui va l’aider à ce que sa relation avec sa « possible » petite amie quitte le champ de la théorie pour devenir concret. Fascinant.

Peut-on alors compter sur les parents Powell pour remonter la barre, étant eux-mêmes responsables du sort de leurs enfants en les poussant à s’associer aux deux autres enfants de leurs nouveaux amis ? Pas vraiment. Malgré le soutien apporté par Ricky Schroeder et Annie Wersching pour incarner le nouveau couple d’amis des Powell, le duo se retrouve vite coincé par les limites scénaristiques de la série – soit une absence de développement qui finit par laisser dubitative. L’ambition n’est donc pas au rendez-vous, et alors qu’il y avait possibilité de tirer de la famille une intrigue assurément mieux construite, l’ensemble sombre à une vitesse qu’il faut reconnaître contrôlée. Forcément, l’histoire est liée à ces vols dont George nous parle, et le coupable est sous notre nez. De cette situation découle au moins le fait que Jim et Stephanie ne peuvent régler ce problème comme à l’accoutumée, dû au fait qu’ils les connaissent – même si cela ne fait que 5 jours !

Même les sidekicks, d’habitude si prompts à aider à relever le niveau d’un épisode – ne peuvent faire grand-chose ici, d’ailleurs réduit au strict minimum syndical pour George. Il nous reste alors cette pauvre Katie, coincée par ses difficultés amoureuses, et l’opportunité que l’évolution de sa relation avec Joshua puisse faire progresser les enjeux de plus grosses importances – et donner à Stephen Collins plus d’une à deux scènes par épisode.

No Ordinary Family revient en très petite forme, où tous les défauts intrinsèques à la série semblent s’être donné rendez-vous. Il reste le fait que le tout se consomme sans grande faim, mais malheureusement sans parvenir à susciter d’enthousiasme.

With Great Power Comes Great Loneliness.

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CaroleC
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