Jim veut attraper des voleurs de banques, mais Stephanie découvre ce qu’il fait et insiste pour qu’il stoppe ses activités. Daphne cherche à contrôler son pouvoir, alors que JJ exploite le sien, sans faire attention aux conséquences.

Avec ce deuxième épisode, No Ordinary Family expose qu’elle a pas mal de réglages à faire. Il y a clairement des idées qui ont du potentiel, mais avant de se tourner vers celles-ci, la série devra avant tout améliorer le développement de son récit, qui part un peu dans tous les sens dans le cas présent.

Le pilote présentait la famille Powell, leurs sidekicks et leurs pouvoirs. JJ était un peu le laissé pour compte, mais cet épisode lui fournira de quoi faire, bien que cela reste un peu trop tourné vers une thématique mathématique, alors que la présentation de son pouvoir laisse supposer bien plus. Quoi qu’il en soit, la série doit clairement apprendre à jongler entre les différents membres de la famille, et elle a de grosses difficultés à le faire. Le début est haché, et on passe d’une scène à l’autre sans grande fluidité. C’est un simple alignement.

Pas facile donc de se prendre vraiment au jeu, bien qu’on puisse compter là-dessus sur deux éléments forts, George et Katie. Le premier gagne d’ailleurs pas mal en consistance dans cet épisode, même si c’est finalement plus bancal qu’autre chose. En tout cas, face à un Jim déterminé à aider, mais qui est divisé à cause des enjeux familiaux, les motivations de George prennent forme. Elles auraient sans doute mérité d’être mieux exposées, mais sa place est solidifiée et c’est tant mieux, car que ce soit lui ou Jim, ils sont des éléments forts du show, tout particulièrement quand ils sont ensemble. Tester les habilités du père Powell fournit pas mal de fun, et j’espère sincèrement qu’ils vont continuer dans cette voie.

Du côté de Stephanie Powell, il y a aussi beaucoup de choses, et disons-le, même un peu trop, ce qui fait que rien n’est réellement approfondi. Sa place de mère au sein de son foyer et de la communauté pouvait franchement attendre quelques épisodes pour être abordé, et de façon convenable. C’est grossier, et même si cela participe à bien montrer quelques idées préconçues dans la société – agrémenté par les réflexions des collègues de travail de Jim -, cela vient un peu trop encombrer l’histoire au détriment d’autres éléments plus pertinents pour le bien de l’intrigue. Ou alors, il fallait mettre le reste de côté. En gros, ne pas tout faire en même temps.

Enfin, Stephanie jongle entre privée et travail, et sur ce dernier point, Katie promet exactement ce que le pilote laissait présager. Le « You’re married to Christian Bale. Or Michael Keaton. » pose la barre, et son enthousiasme a le mérite d’être communicatif. Certes, le personnage aura besoin d’être étoffé, mais à l’image de George, ce qu’elle a à faire, elle le fait bien.

Sur le plan des enfants, c’est déjà franchement moins prometteur, même si la mise en avant de JJ permet de se familiariser avec le personnage. La façon dont les pouvoirs de Daphne sont traités est peu concluante, la série préférant prendre des raccourcis pour passer à la suite. Il n’y a qu’à espérer que la suite en vaille la peine.

Si tout ceci n’était déjà pas assez, l’épisode poursuit aussi l’installation de la mythologie, et ce, de façon plutôt intéressante, même si c’est plus une question de potentiel qui transparait que d’exposition réussie. Ainsi, entre le patron de Stephanie qui est connecté au bad guy et la flic collègue de Jim découvrant la vérité sur lui et se retrouvant face à The Watcher, ces quelques scènes parviennent à aiguiser une curiosité naturelle qu’il est dommage de voir clairement affaiblir par une insertion mal inspirée dans l’épisode.

Ce second épisode de No Ordinary Family contient sûrement beaucoup trop de choses pour décemment tenir la route, surtout à ce stade de la série. Il y a un déséquilibre et une absence de maitrise des différentes storylines qui en ressort, et qui vient clairement fragiliser l’ensemble. Il y a pourtant un potentiel largement palpable et l’opportunité d’obtenir une bonne série familiale de genre, si la série parvient à résoudre ses problèmes.

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CaroleC
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