George et Jim sont sur la piste d’un voleur de médicaments antiépileptique. Daphne pense que l’une de ses amies a une relation avec son professeur d’anglais. Stephanie est convaincue que son fils à des super pouvoirs.

La famille Powell continue de mener son existence, tentant de prendre les bonnes décisions, pouvoirs ou non pouvoirs.

Le résultat se montre en demi-teinte, la pauvre Daphne bénéficiant cette semaine d’une sous-intrigue peu développée et qui prend presque déjà trop de place dans l’épisode. Il reste le charme de Kay Panabaker pour encore donner un peu de saveur à cette histoire de possible liaison entre un professeur et une de ses élèves, dont on sait malheureusement d’avance quelle va être la conclusion.

Si la fille Powell est donc quelque peu éclipsée cette semaine, JJ en profite pour voir son secret être exposé au grand jour – ou en tout cas à ses parents. Il était évident que cela arriverait bientôt, il ne pouvait pas décemment dissimuler pendant encore trop longtemps l’information, et il faut dire que les scénaristes ont mis du cœur à l’ouvrage pour que ce brave JJ se fasse forcément attraper. En tout cas, l’instinct maternel pousse Stephanie à être suspicieuse, et on mettra l’imprudence de JJ sur son âge – je ne vois pas trop comment justifier sa façon de s’exposer si ce n’est une absence de réflexion totale. Enfin, au moins, le problème est géré avec les bons sentiments qu’on peut attendre de la série, exploitant pour le coup la dynamique père-fils qui fut mise en place depuis les débuts, et qui, à partir de maintenant, devrait enfin pouvoir évoluer. En tout cas, il faut quand même noter que JJ, à l’image de sa sœur, pointe du doigt la vérité à ses parents sur la façon dont ils conçoivent l’utilisation des pouvoirs.

En parallèle, Jim tente toujours de jouer les justiciers avec George, et ce dernier se trouve plutôt en forme pour pousser le duo dans la bonne direction, celle qui les conduira en tout cas à être un peu plus proches de Global Tech, aidé, grâce à un parfait timing, par une soirée à l’entreprise de Stephanie. Le retour des gens à super pouvoirs permet au moins de s’intéresser un peu à la mythologie de la série, qui peine à se construire dû au peu de temps d’antenne qu’on lui fournit. No Ordinary Family s’est plus affirmée comme un drama familial tout simple, et il est vrai qu’à la façon dont les autres personnes à super pouvoirs sont intégrées, on peut clairement se demander si l’équipe créatrice à les épaules pour une telle storyline. Elle semble en tout cas ne pas trop savoir comment la traiter et l’intégrer, nous fournissant des petits morceaux, frôlant plus que la déstructuration scénaristique par la même occasion. Les recherches de Stephanie et Katie progressent doucement, mais paraissent à ce stade plus gérable, restant confinées  dans le laboratoire.

Si on peut me passer ce jeu de mots gratuit, « No Ordinary Quake » ne provoquera certainement pas un tremblement de terre, mais à l’image du précédent, se laisse suivre sans trop de contraintes. Il est quelque peu dommage de constater qu’avec un pitch pareil, la série semble clairement manquer d’ambition, celle-ci pouvant pourtant ressortir à l’aide de la mythologie, qui parait presque avoir été insérée par obligation plus que par envie. En espérant que la suite change quelque peu cette sensation.