Les parents de Stephanie, Barbara et Allan, font une visite surprise aux Powell. Jim pense à leur dévoiler leurs secrets, mais sa femme s’y oppose. Un camarade de classe de Daphne est agressé chez lui, et l’adolescente tente d’aider avec son pouvoir.

No Ordinary Family ne se défait pas de sa bonne morale, mais avec le temps, celle-ci est régulièrement servie par une fraicheur qui réussit fort bien à la série.

Cette semaine, il faut dire que ce sont des guest stars de choix qui viennent  épauler la famille Powell, Bruce McGill et Cybill Shepherd étant les parents Crane, peu avares en petites pointes et réflexions bien senties.

Pour le coup, nous voilà avec un épisode où super pouvoirs et famille s’entrechoquent avec un dynamisme plutôt contagieux, que la répartie ambiante parvient à maintenir quasiment tout du long. Entre papa Crane voyant en J.J. le loser qu’il était et en Jim un beau fils de pacotille, et maman Crane s’acharnant sur l’absence d’implication maternelle de sa fille, il n’y a bien que Daphne qui n’a pas le droit de se faire coiffer au poteau, occupée par d’autres problèmes. Mieux que cela encore, quand Jim et Stephanie trouvent le moyen de démontrer à Allan et Barbara qu’ils sont à côté de la plaque, les deux ne sont pas pour autant mis au pied du mur, ayant encore de la ressource, tout particulièrement pour mitrailler Jim. Certes, le coup des soupçons d’adultère était d’une prévisibilité peu inspirée, mais tout le reste avant tient la mesure.

La présence des parents de Stephanie complique donc la vie de Jim, devant trouver un moyen de fureter sans se faire repérer, pour rejoindre George dans leur quête de justice. Pour le coup, Daphne va fournir son aide, vu qu’il s’agit d’un camarade de classe (Jackson Rathbone, dévampirisé, mais pas forcément très inspiré) qui est au cœur du drame, sa famille ayant été agressée chez elle. Il y a surtout à retenir l’évolution  des pouvoirs de Daphne, pouvant maintenant voir des « images » en touchant quelqu’un (à moins que cela soit juste dû à son nouvel ami, qui sait ?). D’ailleurs, elle pose sa main aisément sur son petit camarade, à se demander comment il fait pour ne pas penser qu’elle cherche plus qu’à savoir s’il va bien. Il faut aussi admettre que la menace n’est pas très convaincante, mais fournit quelques sauts à Jim et une ou deux scènes inspirées à George.

Cet épisode de No Ordinary Family parvient alors à avoir une véritable dynamique de groupe, les parents de Stephanie poussant aux interactions et à la prudence. Ainsi, la famille Powell apparaît plus unie, dynamique et pétillante, malgré une fin toujours pleine de bonnes intentions. C’est un peu la bonne dose sirupeuse familiale que le show semble vouloir nous fournir, continuant à jouer la carte de la série sans grande prétention. Dans ce registre, si on parvient à passer outre le côté un peu trop mielleux (et si cela reste cantonner à la fin), on obtient l’épisode du jour, un divertissement mettant de bonne humeur.

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CaroleC
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