Le Dr. Fleishman arrive en Alaska pour travailler durant 4 ans dans un hôpital à Anchorage pour rembourser les fonds avancés pour ses études. Sur place, on lui dit que l’on n’a pas besoin de lui et on l’envoie à Cicely, trou perdu au milieu de la forêt, des montagnes et des lacs. Il va alors tout faire pour repartir.

La section Pilot Retro nous ramène cette fois à l’été 1990 avec cette dramédie de Joshua Brand et John Falsey qui était diffusée sur CBS.

Ce Pilot va nous introduire au petit monde de Cicely, Alaska, via l’arrivée du personnage principal de la série, le Dr. Joel Fleishman, joué par Rob Morrow. Procédé classique de la télévision, Fleishman est le protagoniste typique auquel le spectateur peut s’identifier sans trop de problèmes, même s’il est médecin et juif, le fait est qu’il vient de New York et qu’il n’est aucunement familier avec l’Alaska (presque) sauvage – mais surtout rudimentaire.

L’idée est que le doc n’a pas le choix, il doit rester alors qu’il ne veut que partir. Il va lui falloir tout l’épisode pour accepter la dure réalité de sa situation. Pour nous, c’est l’occasion de rencontrer un peu les habitants, notamment une partie des personnages récurrents ou réguliers qui peuplent la ville de Cicely. Beaucoup ne seront que rapidement croisés, ou justes aperçus, et c’est une bonne chose, car en n’essayant pas d’être exhaustif sur ce plan de la présentation, le scénario va éviter d’abuser de la même routine faite d’étonnement et d’incompréhension qui est utilisée à chaque nouvelle rencontre entre Joel et un local. J’exagère légèrement, mais il est clair que le fossé culturel est bien mis en avant et que cela a failli être un peu trop redondant. Certes, le docteur est new-yorkais, il ne faudrait pas l’oublier, car ça explique un peu son mauvais caractère (oui, c’est un stéréotype).

Bref, à ce niveau, l’épisode est assez bien construit, mais avec les créateurs de St Elsewhere aux commandes, ce n’est pas trop étonnant.

De manière générale, ce Pilot est relativement réussi, atteignant ses principaux buts que sont l’introduction des personnages, de la conjoncture en place et de l’atmosphère. L’ambiance est très sympathique et une fois au bout de l’épisode, on se sent presque chez soi.

Nothern Exposure va prochainement fêter ses 20 ans, mais ce premier épisode a assez bien vieilli. Cela fera bientôt 10 ans que je ne l’avais pas vu et j’avoue que ça me donne envie de replonger dans la série (surtout que je ne l’ai jamais terminée…). D’ailleurs, en France, elle fut diffusée sous le nom Bienvenue en Alaska.