En Amérique du Sud, trois docteurs arrivent pour travailler dans un hôpital tropical. Le paysage de carte postale cache des maladies et des dangers auxquels ils n’étaient pas préparés.

Nouveau Medical Drama d’ABC créée par Jenna Bans et produite par Shonda Rhimes, Off The Map peut difficilement échapper à l’étiquette Grey’s Anatomy dans la jungle. Cela dit, c’est une nouvelle série, il faut dès lors aller un peu plus loin.

Off The Map nous emmène en Amérique du Sud, dans la jungle. On ne sait pas trop où, mais c’est tournée à Hawaii, on a donc la garantie d’avoir de beaux paysages, et c’est le cas.

L’idée est de nous entrainer dans la vie d’une clinique isolée, loin des dernières innovations technologiques, où les médecins sont obligés d’improviser avec ce que la nature leur donne pour pouvoir sauver leurs malades.

Afin de nous aider à entrer dans cet univers, nous arrivons en même temps que trois jeunes docteurs : Lily (Caroline Dhavernas), Mina (Mamie Gummer), et Tommy (Zach Gilford). Ils veulent prendre un nouveau départ, laisser leurs erreurs passées derrière eux. Ils vont bientôt se rendre compte que c’est impossible, car il faut répondre à des exigences scénaristiques qui leur imposent de tout nous raconter dès le départ. Le mystère, ce n’est pas le style de la maison. Ainsi, sans grande finesse, nous apprenons à découvrir qui ils sont et pourquoi eux, contrairement à tous les autres qui les ont précédés, ils vont rester.

Comme beaucoup de drama médicaux et, ici plus qu’ailleurs vu l’approche choisie, c’est la partie humaine qui prend le dessus. En fait, il n’y aura vraiment qu’un patient, joué par Michael McKean, qui sera développé, mais les storylines sont écrites pour être touchantes et finalement pleines de cœur. Ainsi, on n’évite pas le pathos, mais ce n’était pas comme si on pouvait en attendre moins.

Il faut dire que dès les premières minutes tout est fait pour que l’on comprenne que, dans cette partie du monde, tout est juste plus intense. Les médecins qui sont déjà là ne dérogent pas à la règle, ce qui les transforme en caricatures ambulantes pas nécessairement appréciables au premier contact.

Saved by the Great White Hope est donc un pilote qui entre dans la catégorie des excessifs qui comptent sur une grosse mise en avant des originalités de son univers pour tenter d’imposer sa personnalité. Cela s’accompagne d’une panoplie de personnages trop intenses pour leur bien-être, et de quelques absurdités affichées avec trop de fierté.

Malgré ça, Off The Map délivre exactement ce qu’elle promettait et il est assez évident qu’elle va calmer son jeu dès le prochain épisode. Elle va clairement avoir besoin de plus que ça pour réussir à trouver ce qui pourra lui permettre de marquer sa différence, mais, en attendant, elle devrait pouvoir satisfaire en offrant le dépaysement promis et le drama qui va bien avec, sans oublier la couche relationnelle superficielle indispensable pour assurer la pérennité de l’œuvre de ceux qui lui ont donné le jour.