
Le jour de son anniversaire, Emma Swan reçoit la visite d’Henry, son fils qu’elle a abandonné pour l’adoption 10 ans plus tôt. L’enfant la conduit à Storybrooke, là où il a grandi, mais aussi un lieu où le temps s’est figé. Henry est convaincu que les habitants sont tous des personnages de conte de fées pris dans la terrible malédiction de la méchante reine.
Nouveauté ABC, Once Upon a Time veut entrainer le téléspectateur dans le monde des contes de fées, si ce n’est qu’il y a un twist : les fameux personnages ne se souviennent pas de qui ils sont. Emma Swan, incarnée par Jennifer Morrison, est alors celle qui est destinée à lever la malédiction qui pèse sur eux, si ce n’est qu’elle n’a pas non plus idée de qui elle est réellement. L’important au sein de ce pilote est d’amener Emma à Storybrooke, dans le Maine, où les protagonistes de contes de fées vivent une vie ordinaire sans avoir connaissance de leur passé.
Once Upon a Time doit alors y aller assez grossièrement pour trouver le bon prétexte pour pousser Emma à quitter sa vie sans attache. C’est là qu’entre en scène Henry, le fils qu’elle a abandonné il y a 10 ans de cela, mais qui, à la différence des autres, sait qui est Emma et le rôle qu’elle doit jouer. Bien entendu, elle ne croit pas à ce que l’enfant lui raconte, mais l’épisode joue sur la solitude du personnage et la sécheresse de Regina, mère adoptive et méchante reine, pour pousser le personnage à poser – au moins temporairement – ses bagages.
Ainsi, ce pilote nous explicite donc comment Storybrooke a vu le jour en se reposant sur un nombre de personnages limités. L’univers des contes de fées est riche, mais il est évident ici qu’il y a une volonté claire d’accrocher le spectateur en restant assez concis. Il y aura largement le temps par la suite d’étoffer les deux réalités – celle des contes de fées et la nôtre. C’est donc Blanche Neige et le Prince charmant qui sont au cœur du récit, se posant alors comme le couple phare que la Reine veut détruire. Les 45 minutes entrainent une précipitation qui aboutit alors sur une simple exposition de laquelle il ressort de l’ambition, mais un manque de soin certain. Les enjeux sont donc posés aussi vite que possible, l’épisode prenant des raccourcis évidents et peinant à donner une dimension humaine à ses personnages « fictifs ».
Les créateurs Edward Kitsis et Adam Horowitz avaient donc clairement une idée qui a de quoi alimenter un show sur la durée, mais devait surtout trouver un moyen de l’enclencher. C’est assurément là que ce premier épisode pèche le plus. Once Upon a Time délivre ainsi un pilote qui promet quand même une série avec de l’envergure, si elle réussit à bien exploiter sa ville et ses personnages mythiques.


allez hop, je le rajouter à ma longue liste de shows à regarder ! Merci