Once Upon a Time – The Thing You Love Most (1.02)

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31 oct 2011 à 12:56
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once 102

Regina met tout en œuvre pour forcer Emma à quitter Storybrooke. Cette dernière refuse de céder sous le poids des menaces alors que l’histoire nous révèle le prix que The Evil Queen a dû payer pour réaliser sa malédiction.

Après un pilote prometteur, Once Upon a Time cherche avant tout à confirmer qu’Emma ne va pas quitter Storybrooke tout de suite. Des efforts qui sont un peu vains, dans le sens où c’était une évidence, et cela affecte l’épisode.

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The Thing You Love Most fait la part belle à Regina/The Evil Queen, que cela soit à Storybrooke ou à Storybook Lane, pour nous montrer tout ce qu’elle a dû faire pour en arriver là – qu’importe où on se trouve.

Ainsi, Regina fait bien comprendre à Emma qu’elle veut qu’elle quitte la ville – comme ce fut le cas dans le pilote. Cette fois-ci, les deux femmes entrent dans un conflit ouvert, car Miss Swan n’aime pas qu’on lui dicte sa conduite. Si l’une a du pouvoir, il semble que l’autre soit suffisamment bornée et imprudente pour se dresser contre la femme la plus puissante de la ville. Il faut par contre gentiment passer sur le rôle du psychiatre dans cette histoire, ce petit tour étant particulièrement mal écrit. Il est difficile de comprendre comment Emma n’a pas pu se questionner tellement c’était insultant, mais elle est tout simplement tombée dans le panneau. Pour le moment, Swan a avant tout tendance à foncer tête baissée ce qui, il faut l’espérer pour le bien de l’histoire, changera par la suite.

À Storybrooke, l’épisode se repose donc sur cette rivalité affirmée où quelques autres personnages – hors Henry – arrivent finalement à s’immiscer avec un succès limité. L’enfant est convaincu de ses propos, et pour le moment, la série ne se frotte pas trop à la façon dont son esprit s’est accroché à cette idée (et est persuadé qu’elle est vraie). Les adultes qui l’entourent, comme Mary/Snow White et son psychiatre/Jiminy Cricket, cherchent avant tout à l’aider et se placent instinctivement du côté d’Emma, bien qu’obéissant forcément à Regina – par peur. Le Miroir, incarné par Giancarlo Esposito, fait quant à lui son entrée de façon courte en étant ainsi le responsable du journal The Mirror. C’est un peu trop léger pour se faire une idée du rôle qu’il pourra avoir par la suite.

Ce n’est pas le cas pour Rumpelstiltskin/M. Gold, seul personnage qui possède un pouvoir indéniable sur Regina/The Evil Queen. En deux scènes (une dans chaque monde), Robert Carlyle s’impose avec brio et instaure une ambigüité qui est absente du reste de la série à ce stade.

Il faut aussi dire que Once Upon a Time s’acharne pour nous convaincre que Regina n’est pas réellement attachée à Henry, ce qui pourrait dans le sens inverse donner des motivations intéressantes au personnage, surtout avec ce que nous révèle l’histoire à Storybook. Celle-ci revient donc au moment où The Evil Queen a annoncé sa terrible malédiction et va nous relater ce qu’elle a dû sacrifier pour la mettre à exécution. Nous rencontrons ainsi Maleficent, campée par Kristin Bauer van Straten, l’ennemie de Sleeping Beauty, et la frenemy de The Evil Queen. Voilà au moins une relation qui est prometteuse. The Evil Queen est en tout cas totalement consumée par son idée de vengeance, bien plus que n’importe quels autres sorciers/sorcières du monde des contes de fées et pour parvenir à faire payer Snow White, elle doit elle aussi sacrifier. Malheureusement, cela aboutit sur une longue exposition de laquelle peine à ressortir les émotions qu’il faudrait. The Evil Queen manque à ce stade d’une profondeur qui justifierait qu’on puisse comprendre ces motivations. Peut-être aurait-il alors été plus pertinent de nous expliciter ce que lui avait pris, selon ses dires, Snow White, pour donner le poids nécessaire à ses actions et à la haine qui l’aveugle.

Ce second épisode de Once Upon a Time ne réussit pas à confirmer la promesse du pilote et déçoit quelque peu. L’absence de véritable connexion entre Storybrooke et Storybook se présente ici comme un obstacle majeur que l’équipe créative va devoir surmonter. Les motivations des personnages se montrent, par leur absence de connaissance de leur histoire, plus que limitées. Il y a donc du travail à faire, et de la place pour améliorer tout cela. L’univers est suffisamment riche pour que la suite puisse y parvenir.

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