L’attitude d’Haley empire alors qu’elle doit tourner un clip, Brooke doit gérer le tapage médiatique après le scandale à la galerie de Quinn. Pendant ce temps, Alex apprend quelque chose sur Josh qui pourrait mettre le film de Julian en péril.

Cette semaine One Tree Hill nous offre ce qu’elle fait de mieux, mais aussi ce qu’elle fait de pire. L’épisode se laisse regarder malgré des passages franchement insupportables, en fait ça se résume un peu à l’histoire du verre à moitié plein ou à moitié vide.

Commençons donc par le meilleur, il s’agit de la dépression de Haley. C’est assez inédit pour un personnage d’habitude si positif, le rôle de la dépressive ayant longtemps été incarné par Peyton. Il ne se passe pas grand-chose à proprement parler, on assiste plutôt à sa chute lente. On sent bien qu’elle est entraînée dans un engrenage, et son comportement devient de plus en plus imprévisible à mesure que l’épisode avance. On ne sait pas à quoi s’attendre et ça fait un bien fou! La dernière scène tient en haleine et l’image du piano en feu est d’une poésie surprenante.

Autre bon point pour l’intrigue Miranda/Grubbs qui se laisse étrangement regarder. C’est un peu calibré pour les midinettes (il la séduit en lui écrivant une chanson), mais le côté atypique du duo pousse à la sympathie.

On saluera également le côté comique de l’épisode plutôt bien géré. Victoria et Brooke fonctionnent très bien ensemble. Les répliques font mouche à plusieurs reprises, on retiendra le très osé « Clothes over blows ». La cerise sur le gâteau: Sophia Bush vêtue d’un simple ruban rouge (quel chanceux ce Julian)!

Après ça, on peut jeter tout le reste. On commencera par Alex qui essaie misérablement de se racheter pour avoir été le boulet de la saison. Cette intrigue de sex tape gaspille le temps d’antenne et n’est pas vraiment raccord avec l’esprit de la série. L’épisode fait une fois de plus la part belle aux blogs people et aux rumeurs dans le monde du showbiz, on a l’impression de feuilleter Voici! On pense que l’histoire va prendre un tournant intéressant, lorsqu’on découvre l’homosexualité de Josh. Malheureusement, on a juste le droit à une morale facile sur la difficulté de faire son coming out dans le monde du cinéma. C’est assez ironique si on tient compte du fait que la série a eu un seul personnage gay (Ana en saison 2) disparue aussi vite qu’elle est apparue. Et puis, Josh est tellement détestable que le révéler gay est assez vaseux. La fin est ridicule au point que s’en est très comique!

Du côté du triangle infernal Mouth-Lauren-Skillz, c’est carrément à la limite de l’irregardable! Évoquer Peyton au détour d’un dialogue était une mauvaise idée, cela ne fait qu’accentuer le côté pathétique de ce love triangle, bien loin du Peyton-Lucas-Brooke qui passionna les fans, c’était la belle époque! À côté de l’intrigue de Haley, pleine de maturité, celle-ci est pitoyable. Skillz prend conseil auprès d’un gamin de 7 ans, et les amis se réconcilient autour d’un jeu vidéo: c’est bon, on va pouvoir dormir tranquille ce soir.

Quoi? Je n’ai pas parlé de Quinn, Clay et de leur psychopathe attitrée? En fait, il se passe rien, on y croit à un moment, mais non. J’attends toujours qu’elle trucide Quinn, franchement le bout de verre aurait fait l’affaire!

One Tree Hill fait le grand écart entre des intrigues d’adultes et des histoires même pas dignes de sa période lycée. On a l’impression que les scénaristes n’assument pas leurs bonnes idées et les noient dans des paillettes et de vieux ressorts (triangles amoureux, psychopathes). C’est dommage, la série n’est jamais  meilleure que lorsqu’elle reste dans le réalisme et le drame à échelle humaine.

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