Membre de la Cour suprême américain, Cyrus Garza décide de quitter son poste afin de redevenir avocat. Sa première affaire sera un challenge de taille, car il doit sauver un homme accusé à tort et déjà dans le couloir de la mort, alors qu’aucune nouvelle preuve ne semble pouvoir le disculper.

Jimmy Smits est Cyrus « Justice » Garza, juge qui siège à la Cour suprême des États-Unis et qui décide, à la surprise de tous, de quitter son job pour aller travailler en tant qu’avocat dans le privé.

C’est un point de départ comme un autre pour nous plonger dans la vie d’un homme qui vit dans l’excès, entre les femmes et les dettes de jeux, et qui arrive au point où il se met à questionner le bien-fondé de ce qu’il croit. Derrière, il y a l’influence de son père, mort il y a un an, et qui était un idéaliste comme on en fait peu.

Basiquement, ce pilote va mettre Garza sur une nouvelle voie où la défense des innocents est plus qu’un métier, c’est une religion. Difficile à partir de là d’attendre beaucoup de nuances et, d’ailleurs, ce premier épisode est également assez avare en finesse.

Ce genre d’approche de la série judiciaire n’est pas inédite et tout repose sur le personnage central qu’il faut alors imposer au spectateur avec une forte conviction. Jimmy Smits en fait des tonnes pour vendre le morceau, mais on peut dire pour sa défense que son rôle le justifie bien.

Cela dit, aussi exubérant que Justice Garcia puisse être, il va régulièrement calmer le jeu pour laisser les gens qui l’entourent essayer de se faire une place. Et, à l’exception de David Ramsey (présent dans Dexter à la même époque que Smits), on a le droit à de la caricature ambulante qui va nous servir du bla-bla juridique ou non quand il le sera nécessaire pour éviter à l’affaire de stagner. Tout le monde en fait trop – Carly Pope en tête –, de toute façon.

Quoi qu’il en soit, ce pilote d’Outlaw essaie bien trop de convaincre et l’histoire, dénuée de véritables surprises, devient rapidement soporifique. Pour ne rien aider, la mise en scène est mécanique pour coller aux poncifs du genre sans tenter d’apporter une pointe de personnalité.

Outlaw se présente clairement comme une série sans imagination qui se repose entièrement sur son acteur de tête, sans penser que celui-ci ne puisse pas faire l’unanimité. Sans être désagréable à regarder, ce premier épisode n’est pas pour autant engageant et ce qu’il introduit ne promet pas grand-chose à part, bien entendu, d’essayer d’offrir un point de vue sur le système pénal américain et ses défauts. Le contexte pourrait permettre à des sujets intéressants d’être abordés, mais la rigidité de l’angle d’approche choisi n’annonce pas vraiment autre chose que du consensuel.

En conclusion, Outlaw fait un départ peu concluant qui n’encourage pas à en voir plus.