Parenthood – Pilot (1.01)

Parenthood - Pilot (1.01)

Sarah Braverman, mère célibataire de deux enfants en difficulté financière, quitte Fresno, pour retourner dans sa ville natale et sa famille, à Berkeley.

NBC lance Parenthood, drame familial inspiré du film au titre éponyme de 1989, appelé chez nous Portrait craché d’une famille modèle.

Pour l’occasion, un peu moins de publicité, et un pilote de quasiment 50 minutes qui souffrira quand même d’être trop court à cause de sa pléthore de personnages.

Il m’aurait été clairement plus facile de donner le jour à un arbre généalogique pour expliciter de quoi il retourne, mais il m’est au fond plus rapide – en tout cas pour moi – d’écrire plutôt que de passer du temps sur Photoshop.

Ce pilote a donc pour lourde responsabilité de nous introduire à la famille Braverman. Il n’a pas au fond pour tâche première de nous révéler l’orientation de la série – même si le ton est posé -, il n’a pas non plus pour fonction de nous établir les trames principales – bien qu’il tente de le faire pour une partie des protagonistes – il est là pour nous dire qui est qui, et définir chacun en tant qu’individu.

On démarre avec Sarah (Lauren Graham), mère célibataire de deux enfants à la personnalité bien distincte (la fille rebelle, le fils introverti) devant rebâtir sa vie après des difficultés financières et un retour sous le toit familial (joli maison parentale, si vous voulez mon avis). Pas d’orientation de carrière pour cette femme – je ne sais aucunement ce qu’elle fait, et si cela a été dit, j’ai oublié – mais une tournure plus sentimentale avec déjà un prétendant (Mike O’Malley).

Malgré les apparences, Sarah va vite se retrouver en retrait et c’est Adam Braverman (Peter Krause) qui va réellement s’imposer. Frère ainé, marié à Kristina (Monica Potter), une fille adolescente, Haddie (Sarah Ramos), et un fils, Max (Max Burkholder). C’est autour de ce dernier que sera principalement axé la trame, avec la découverte par ses parents qu’il a le syndrome d’asperger. C’est là que nous sommes heureux d’être sur NBC et non sur ABC, où certains moments émotionnels évitent de se révéler trop abusifs, épaulés par une bande sonore qui sauve la mise. Et, bien sûr, Peter Krause, très convaincant (après Dirty Sexy Money, cela fait plutôt plaisir de le retrouver).

Ce n’est pas le seul à avoir des difficultés avec ses enfants – la série s’appelle Parenthood, vous l’auriez deviné que cela allait quelque peu être le cœur du show – c’est aussi le cas de Sarah (Erika Christensen), l’autre sœur, et opposé de Julia. Avocate accomplie, elle apprend la difficulté d’être une femme active et mère en même temps, quand sa fille préfère être en compagnie de son père, mari à la maison (Sam Jaeger). Légèrement caricatural par moment, c’est encore une fois là que se manifeste la force d’un casting, Erika Christensen réussissant assez bien à imposer son personnage et à le rendre sympathique malgré le fait que ce soit avant tout une partie de ses défauts qui nous sont exposés.

Le dernier de la famille, c’est Crosby (Dax Shepard), qui n’a pas envie de s’engager (point de départ peu intéressant de nos jours), et qui va se retrouver avec des responsabilités familiales sur le dos sans l’avoir vu venir, soit la mauvaise idée de ce pilote tellement cela sonne télévisuel. Malgré cela, les quelques scènes avec sa petite amie possèdent du panache, et il participe à imposer la dynamique familiale, surtout dans les rapports qu’il entretient avec son frère.

Dans tout cela, ils sont présents, mais peu mis en avant, ce sont les parents, Zeek (Craig T. Nelson), le patriarche au caractère fort (et reflet éducatif d’une tout autre génération) et la très peu présente Camille (Bonnie Bedelia).

C’est simple, pour son lancement, Parenthood pose ses personnages. Chacun représente un stéréotype, un style de vie entrainé par des orientations professionnelles et personnelles différentes. On table large pour couvrir des idées reçues, mais d’une certaine façon, au vu de la taille de la famille, cela facilite grandement l’identification.

Si le début n’est pas forcément emballant, il n’est pas non plus déplaisant et réussit à susciter une certaine sympathie. Il y a beaucoup trop de monde pour qu’il puisse faire plus de toute façon. Il n’y a alors que l’avenir qui pourra nous révéler ce que Parenthood a dans le ventre. Sa force à l’heure actuelle est d’avoir Jason Katims en showrunner, qui a largement prouvé sur Friday Night Lights sa capacité à jongler avec multiples personnages et son talent pour les développements relationnels. Exactement ce qu’on attend sur une série comme Parenthood.

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