Parks and Recreation - Saison 2, épisodes 1 à 12

Leslie Knope travaille pour le service des Parcs et loisirs de la ville de Pawnee, elle a pour objectif de transformer une fosse de chantier en parc.

Autant le dire tout de suite, la saison 1 de Parks and Recreation n’est pas une réussite. Le défaut majeur de la série est qu’elle peine à trouver son ton. La comparaison avec The Office saute aux yeux – les deux sont des comédies de bureau tournées sous forme de mockumentaire – et cela ne va pas jouer en sa faveur. Les blagues font rarement mouche et à force de voir Leslie se faire jeter par tout le monde, on en vient à ne plus ressentir que de la pitié au visionnage. Les personnages semblent tous mal à l’aise les uns avec les autres et cela se traduit par une ambiance assez lourde.

La série n’est pourtant pas dépourvue d’atouts, mais la courte commande de 6 épisodes ne sera pas suffisante pour sortir la tête de l’eau.

Mais là où la saison 1 était un échec, la saison 2 va réussir à changer intelligemment la donne.

Tout d’abord, exit l’intrigue fil rouge de la fosse. On va se concentrer plus sur la ville de Pawnee. Les scénaristes révèlent un vrai talent pour dépeindre la petite ville américaine typique, avec ses strip-clubs, sa chaîne de télé locale avide du plus petit scandale. Car ce qui fait aussi le sel de cette nouvelle fournée d’épisodes ce sont les polémiques que Leslie semble collectionner. On se souvient encore du mariage gay qu’elle officie entre deux pingouins au zoo ou lorsqu’elle est accusée d’avoir une liaison avec un conseiller municipal marié. Toute en discrétion, Parks and Recreation parvient à critiquer le puritanisme ambiant et à souligner les défauts et les contradictions de la société américaine. Amy Poehler n’est jamais plus touchante qu’en porte-parole des minorités.

Pour autant la série ne perd rien en humour au contraire. Les personnages secondaires sont plus développés : par exemple, Jerry est très drôle en bouc émissaire/souffre-douleur de service. De nouvelles associations se créent comme Ron-April, ou vers la fin, le prometteur tandem April-Andy. On laisse tomber la romance Leslie-Mark pour se tourner vers un triangle amoureux Mark-Ann-Andy beaucoup plus intéressant. On découvre aussi l’ex-femme de Ron, incarnée par l’excellente Megan Mullally.

Cette saison, le comique semble émerger de partout. Le gang part chasser, assiste à un concours de miss, reçoit des ambassadeurs du Venezuela, est confronté aux autres services de l’administration, etc. Les scénaristes ont réussi à créer une vraie communauté où le casting peut enfin exprimer tout son talent.

Après un faux démarrage en saison 1, Parks and Recreation exploite tout son potentiel en saison 2 et se devient une vraie satire, prouvant ainsi qu’elle n’est pas la comédie de trop de NBC.

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